jeudi 15 novembre 2007

Un blogueur "influent" sera la tête de liste du MoDem aux élections municipales à Issy-les-Moulineaux

15 11 2007

Christophe Ginisty, blogueur dit "influent", conduira la liste du MoDem pour les élections municipales de l'an prochain à Issy-les-Moulineaux. Il l'annonce sur son blog dans un billet modestement intitulé "François Bayrou me l'a demandé, les militants l’ont approuvé".

"Au cours de nos derniers échanges, François Bayrou m’a demandé de réfléchir à une candidature aux prochaines élections municipales à Issy-les-Moulineaux. Il m’a témoigné sa confiance et son affection et m’a indiqué qu’il me soutiendrait activement dans ma démarche. Je suis donc venu me présenter devant les militants de la section avec cette information et par souci de faire vivre pleinement la démocratie au sein de notre mouvement, un vote solennel à bulletins secrets a été organisé pour se prononcer sur ma candidature comme tête de liste. A une très large majorité (24 bulletins pour, 2 bulletins contre et 1 vote blanc), les militants l’ont approuvée et c’est ainsi que je suis fier de vous annoncer aujourd’hui que je conduirai la liste du Mouvement Démocrate à Issy-les-Moulineaux" écrit Christophe Ginisty.

Il se dit heureux d’avoir été désigné et souhaite que sa liste s’inspire "des valeurs et de l’éthique portées par François Bayrou et les dizaines de milliers de militants au plan national". Christophe Ginisty va donc à nouveau affronter le député-maire d'Issy-les-Moulineaux, André Santini, dont il avait déjà été l'adversaire lors des élections législatives du printemps dernier. Il défendait déjà les couleurs du MoDem et avait recueilli près de 13 % des voix au premier tour. Pour cette campagne, i avait créé un blog spécifique (qui n'est plus en ligne), www.ginisty92.com, on peut donc imaginer qu'il créera un blog de campagne pour les municipales.


Dans ce même département des Hauts-de-Seine, un autre blogueur "influent" (et un autre Christophe) devrait être tête de liste aux municipales, il s'agit de Christophe Grébert, à Puteaux.

 

Azouz Begag a-t-il sa carte du Modem?

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15 11 2007

Azouz Begag, postulant centriste à la mairie de Lyon, ne serait pas à jour de cotisation au Mouvement démocrate. C’est ce qu’affirme une élue centriste, alors que les candidats à la primaire interne du Modem doivent déposer leur profession de foi jeudi soir, avant le vote des militants lyonnais le 6 décembre.

Condition: être adhérent du Modem au 31 octobre. Mais ce mercredi soir, Bernadette Bertrix, présidente du groupe UDF-Modem au Grand Lyon, l’une des six candidates à l’investiture, a jeté l’éponge et un pavé dans la mare dans une interview à France 3 Rhône-Alpes.

L’ancienne adjointe de Raymond Barre (1995-2001) a affirmé que l’ancien ministre de Dominique de Villepin, Azouz begag, n’avait pas sa carte Modem car il n’avait pas réglé son adhésion. «Je sais de source officielle qu’ Azouz Begag n’est pas adhérent de l’UDF-Modem. Il n’a pas payé sa cotisation. Je crains qu’Azouz Begag ne puisse aller jusqu’au bout», a t-elle déclaré.

Azouz Begag a toujours affirmé qu’il était titulaire de la carte n°2 du parti de François Bayrou. Deux candidats à l’investiture du Modem à Lyon, Gilles Vesco et Eric Lafond, avaient annoncé mardi qu’ils retiraient leur candidature et se rangeaient derrière Begag, «le meilleur pour faire gagner notre famille» avec «sa frappe médiatique». Ce mercredi soir, aucun interlocuteur de l’UDF-Modem n’était en mesure de confirmer les déclarations de Bernadette Bertrix.
Mehdi Fedouach AFP ¦ L'ex-ministre du gouvernement Villepin, Azouz Begag, le 10 mai 2007 à Paris lors du lancement par François Bayrou du Mouvement démocrate

 

58% des Français pour la fermeté face aux syndicats, selon BVA

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15 11 2007

Une majorité de Français (58% contre 34%) estime que le gouvernement ne doit pas céder face aux mouvements de grève déclenchés par des syndicats contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, selon un sondage BVA.

A la question de savoir si le gouvernement "va céder ou pas", 69% des personnes interrogées dans ce sondage réalisé pour L'Express et Orange pensent que le gouvernement ne cédera pas.


Le refus d'un retrait gouvernemental est massivement exprimé par les sympathisants de l'UMP (86%) et aussi par ceux du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou (72%).

Ce sondage, réalisé du 8 au 10 novembre en face à face auprès d'un échantillon représentatif de 981 personnes, montre par ailleurs que la popularité du président Nicolas Sarkozy ne se dément pas, 55% des Français disant en avoir une bonne opinion, la même proportion que le mois dernier.

A l'inverse, 38% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion du chef de l'Etat, une hausse d'un point.

Aux municipales, le MoDem parisien refuse toute alliance avec l'UMP, désavouant Jean-Marie Cavada

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15 11 2007

Le 12e arrondissement de Paris suscite bien des convoitises pour les municipales de mars 2008. Alors que les socialistes ont investi la marie sortante Michèle Blumenthal, l'UMP n'a toujours pas désigné son candidat, tentant de convaincre le centriste du MoDem Jean-Marie Cavada de se présenter sous les couleurs du parti majoritaire. Une idée qui a fait chemin, M. Cavada affirmant de nouveau lundi qu'il se lancerait s'il y avait accord sur sa candidature entre son parti et l'UMP.

Mais la chef de file du MoDem parisien, Marielle de Sarnez, ne l'entend pas de cette oreille. Lundi, elle a refusé toute alliance avec l'UMP dans la capitale, désavouant ainsi M. Cavada. "Nous devons présenter des listes indépendantes et autonomes du Mouvement démocrate dans tous les arrondissements de Paris, sans exception", a-t-elle déclaré avant d'ajouter que cette question "est si fondamentale" qu'elle doit être tranchée par "les milliers d'adhérents que l'UDF et le Mouvement démocrate comptent à Paris".

Pour Mme de Sarnez, la proposition d'alliance de M. Cavada est "le contraire de la stratégie qui a présidé à la création du Mouvement démocrate". De son côté, avant même la prise de position de la chef de file du MoDem parisien, le député européen avait indiqué qu'il aurait "un choix à faire" si la direction du MoDem n'était pas d'accord pour une candidature commune, suggérant ainsi qu'il ne renoncerait pas forcément à se présenter.

lundi 12 novembre 2007

Un site de travail collaboratif sur les statuts du MoDem

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12 11 2007

etoile66 a initié et lima a annoncé sur e-soutiens l’ouverture d’un site collaboratif pour travailler sur les statuts du Mouvement Démocrate. Il est hébergé par l’association "des démocrates" (desdemocrates.fr, sélectionner "e-groupware").

Chacun peut lire les documents déposés ; pour écrire sur le site, il faut être préalablement identifié par les organisateurs comme "collecteur départemental", ou envoyer sa contribution par mail à collect@desdemocrates.fr.

Jean Arthuis devrait finalement rester au MoDem de François Bayrou

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12 11 2007
Le sénateur de la Mayenne était très critique ces derniers mois sur la stratégie de François Bayrou et peu enclin à voir disparaître l'UDF au profit du Mouvement Démocrate. Mais jeudi, lors du bureau politique du MoDem, il a affirmé qu'il n'avait plus de divergence avec l'ex-candidat à l'Elysée. (source : Le point.fr). Comme quoi avec un peu de bonne volonté, du dialogue et la fidélité à ses valeurs...tout est possible, y compris résister à l'entreprise de démolition anti Bayrou initiée par Nicolas Sarkozy (Nouveau centre, Gauche moderne, listes d'union UMP-PS, débauchages a répétitions) contre celui qu'il sait être son plus dangereux concurrent en 2012

F Bayrou a Lyon

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12 11 2007
C’est pas tout à fait rien de voir … des femmes et des hommes de qualité se présenter pour assumer des responsabilités de cet ordre [la tête de liste à Lyon] … Le mot démocratie a un sens : traiter chacun des citoyens en situation de responsabilité." François Bayrou estime devant les militants lyonnais qu’avec la procédure proposée pour les primaires, ce "sera une démocratie informée, raisonnée, et pas uniquement passionnelle, on aura justifié le nom que nous avons choisi de ’Mouvement Démocrate’, et cette procédure à Lyon aura valeur d’exemple peut-être pour d’autres villes."

Municipales délicates en vue pour le Modem de Bayrou

Eva longoria, la fille la plus sexy au monde !

12 11 2007
François Bayrou mène de front la préparation du congrès fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) et des municipales, échéance qui s'annonce de son propre aveu "délicate" pour le nouveau parti centriste.

Après le congrès des 1er et 2 décembre à Villepinte (Seine-Saint-Denis), "la première étape sera les municipales", et ce ne sera "pas une élection facile pour une famille en formation", reconnaît M. Bayrou.

"On n'est pas dans le confort, on est dans l'effort", dit le troisième homme de la présidentielle (18,57%), qui après les législatives s'est retrouvé relégué parmi les non inscrits à l'Assemblée nationale, avec seulement trois autres députés MoDem.

Il ne se décourage pourtant pas. "Le chemin que nous traçons a un grand avenir", car les Français finiront par s'opposer au projet "inégalitaire" de Nicolas Sarkozy et "ne croient plus au socialisme", affirme-t-il.

Pour l'instant, le député des Pyrénées-Atlantiques, qui devrait annoncer prochainement sa candidature à la mairie de Pau, prépare les prochaines échéances avec une difficulté: concilier les aspirations des nouveaux adhérents - souvent des novices du militantisme, venus de la gauche, qui réclament le changement - et celles des UDF "historiques", soucieux de ne pas se couper de l'électorat de centre-droit.

A Lyon, où on lui réclamait des primaires pour départager les aspirants candidats (parmi lesquels l'ancien ministre Azouz Begag), il a annoncé une "consultation" des adhérents, qui pourrait également avoir lieu à Marseille.

Les exigences de "transparence" ont, selon lui, retardé le processus d'investiture, seule une première liste de 41 noms ayant été annoncée en octobre (Paris avec l'eurodéputée Marielle de Sarnez, Lille, Reims, Biarritz, Arras ...).

"Le poids des notables" dans cette élection rend aussi la situation "délicate", reconnaît-il.

Certains maires UDF, comme Philippe Augier à Deauville, ont ainsi préféré prendre leurs distances avec M. Bayrou, ou carrément rejoindre le Nouveau Centre, pour préserver leurs chances de réélection.

A Paris, l'UMP tente de convaincre l'eurodéputé Jean-Marie Cavada de diriger une liste dans le XIIème arrondissement et celui-ci maintient le suspens, bien que le MoDem veuille clairement des listes autonomes dans les 20 arrondissements.

Le parti centriste devrait défendre ses couleurs "dans presque toutes les grandes villes", selon M. Bayrou.

Dans certains cas, il pourrait cependant participer dès le premier tour à des listes UMP ou PS, comme à Bordeaux avec Alain Juppé ou à Dijon avec François Rebsamen.

Pour préparer le Congrès fondateur du MoDem, précédé le 30 novembre d'un Congrès de l'UDF, M. Bayrou doit également tenir compte des appels à davantage de "démocratie interne".

Le bureau politique, réuni jeudi, a approuvé "à la quasi-unanimité" le cadre suivant: le 30 novembre, sera soumise au vote une motion prévoyant que l'UDF sera "membre fondateur" du MoDem et gardera une existence juridique pendant trois ans, afin de préserver son nom et son patrimoine.

Mais seul le MoDem, "mouvement unitaire", aura une existence politique, M. Bayrou étant fermement opposé à l'existence de courants.

Le parti écologiste Cap 21, présidé par Corinne Lepage, a pourtant confirmé vendredi vouloir garder une existence politique "autonome".

"Il faut que chacun se trouve à l'aise, à sa place, dans la maison nouvelle que nous formons ensemble", écrit M. Bayrou dans une lettre adressée aux quelque 60.000 adhérents.

Bayrou soumet les futurs statuts du MoDem aux amendements des adhérents

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12 11 2007
François Bayrou a soumis les futurs statuts du Mouvement démocrate (MoDem) aux amendements des adhérents, en prévision du Congrès fondateur des 1er et 2 décembre où ils seront entérinés, a-t-on appris mercredi auprès du parti centriste.

L'"avant-projet de statuts du Mouvement démocrate" (en ligne sur les sites lesdemocrates.fr et bayrou.fr) prévoit notamment que "toute investiture" aux élections "implique la consultation préalable des adhérents".

"L'intention majeure est de donner droit aux adhérents à s'exprimer sur les candidatures", a souligné Didier Bariani, vice-président de l'UDF en charge des questions statutaires, interrogé par l'AFP. Il a cependant précisé que "consultation" ne veut pas dire "primaires".

La publication en octobre d'une première série de 41 investitures pour les municipales avait déclenché des appels à davantage de "démocratie interne" parmi les adhérents, certaines fédérations comme Paris et Lyon réclamant des "primaires".

L'avant-projet de statuts a été rédigé notamment par François Bayrou, la présidente de Cap 21 Corinne Lepage, le député européen Jean-Luc Bennahmias (ex-Vert) et l'ancien banquier Jean Peyrelevade, a indiqué l'entourage du président de l'UDF-MoDem.

Le texte initial, qui a déjà subi des modifications, est accompagné de projets de chartes "des valeurs" et "éthique". Les versions qui seront soumises au vote du congrès "seront en ligne aux alentours du 20 novembre", est-il précisé aux adhérents.

Le nouveau parti, mis sur orbite après la présidentielle où François Bayrou a obtenu 18,57% des voix, sera officiellement créé lors du congrès des 1er et 2 décembre à Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Il sera précédé le 30 novembre d'un congrès de l'UDF, qui doit décider de se fondre au sein du MoDem. Le projet de statuts stipule que l'UDF, Cap 21 et les "personnes physiques à jour de cotisation au 2 décembre 2007" sont "membres fondateurs" du "Mouvement démocrate", association régie par la loi de 1901.

jeudi 27 septembre 2007

Hollande et Bayrou parlent de convergences sur les institutions

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27 09 2007
PARIS (Reuters) - François Hollande et François Bayrou ont débattu à l'Assemblée nationale de la future réforme des institutions et fait état de points de convergence face à la droite.

Cinq mois après le débat télévisé entre Ségolène Royal et François Bayrou, le premier secrétaire du Parti socialiste et le fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) ont posé ensemble pour les photographes, discuté côte à côte pendant 45 minutes à huis clos mais livré leurs conclusions à la presse séparément.

Au terme de cette rencontre inédite, ils ont insisté tour à tour sur le contenu institutionnel de leur discussion, à l'heure où se pose la question d'éventuelles alliances électorales en vue des élections municipales de mars prochain.

La réunion a porté "exclusivement sur les institutions", a déclaré le dirigeant centriste. "Cela n'a porté que sur ce seul sujet (...) N'en tirez pas d'autres conclusions", a renchéri François Hollande.

"C'est un message adressé au président de la République et au gouvernement (...) Voilà nos priorités", a déclaré François Bayrou devant les caméras. "S'il n'y a pas de réponses à ces exigences-là, naturellement nous nous opposerons (à la réforme) En tout cas, moi je m'opposerai. Le Parti socialiste décidera ce qu'il veut", a-t-il prévenu.

Si les deux partis peuvent se mettre d'accord sur "le cadre de la République" mais "sans rien effacer de leurs divergences sur la politique économique et sociale (...) ça peut être utile" pour le pays, a affirmé François Hollande. Pour renforcer la démocratie, "nous ne sommes jamais assez nombreux", a-t-il dit.

Selon le premier secrétaire du PS, la droite n'est pas sûre d'avoir la majorité des 3/5 requise pour faire passer la réforme constitutionnelle lors de la réunion du Parlement en Congrès et l'opposition n'est pas sûre d'avoir la minorité nécessaire.

"Il y aura donc un enjeu", a reconnu François Hollande, déniant au MoDem, qui ne compte que quatre députés à l'Assemblée nationale, le statut de charnière.

"Ceux qui ont le rôle pivot, ce sont ceux qui ont 204 députés et 100 sénateurs", avait-il fait valoir dans la matinée lors d'un point de presse au siège du PS.

Sans envisager un "texte commun", les deux formations ont trouvé des "points de convergence sur des progrès décisifs", notamment la réforme du mode de scrutin législatif, afin d'y introduire une part de proportionnelle, l'élargissement des droits des citoyens ou l'indépendance de la justice, a expliqué François Bayrou.

La possibilité d'une intervention du chef de l'Etat devant le Parlement pourrait cependant constituer une pierre d'achoppement entre les deux formations.

"Nous, nous considérons que Nicolas Sarkozy n'a pas besoin d'un lieu d'expression supplémentaire", a estimé François Hollande. Le MoDem n'y voit pas un "crime de lèse majesté" mais concède qu'il faut "progresser sur ce sujet" avec le PS.

D'autres rencontres entre les deux hommes ne sont pas prévues pour l'instant, a-t-on précisé dans leur entourage respectif.

Source : lemonde.fr

 

mercredi 26 septembre 2007

Par les extrémités du milieu

www.scarlett-johansson.eu

26 09 2007

En politique comme au football, on attaque aussi bien par le milieu que par les ailes. Mais les tirs doivent toujours aboutir au centre, où se trouvent les buts adverses. En relançant son Mouvement démocrate, ou « Modem », François Bayrou cherche sans doute à appliquer ce procédé classique, mais avec un air de révolution. N'en déplaise à ses détracteurs, il n'y a pas à trop ironiser là-dessus. Tout le monde le fait. Les socialistes invoquent la rénovation ou la refondation, bien que pas encore avec succès. Nicolas Sarkozy a obtenu sa victoire sur le mot d'ordre analogue de rupture, bien qu'en s'appuyant sur un parti en place. L'originalité de Bayrou a été d'assumer bravement l'éclatement du sien. Il est vrai que, classée centriste, l'UDF ne présentait pas l'image dérangeante ambitionnée par son leader. Il a donc choisi, sur les décombres de sa propre formation, de déstabiliser à la fois la gauche et la droite. Survient alors son premier défi : comment être un dérangeur du centre ? Pour ce faire, il lui faut emprunter aux deux bouts du spectre politique des formules ou des postures aux tonalités extrêmes. En étant disculpé d'être au centre, mais en espérant rester au milieu du jeu.

En dénonçant chez les socialistes un « refus idéologique du réel », il rejoint à la vérité les analyses de bon nombre d'entre eux, mais rejoint aussi les critiques les plus sévères de la droite à l'égard de la gauche. Se retournant vers la droite, il trouve des accents autrement plus incendiaires, comme empruntés à Olivier Besancenot ou à Marie-George Buffet. Il y est question de collusion du pouvoir et des medias avec les puissances d'argent, de subordination au monde du profit, de pratique bonapartiste du pouvoir par Nicolas Sarkozy... Les 45.000 adhérents revendiqués par le Modem n'ont rien qui doivent étonner. Aux moments où l'opposition est en panne, il y a toujours une oreille pour des discours dénonciateurs. Alors, hors des partis se rassemblent occasionnellement des troupes indistinctes de gens excédés, de citoyens qui voudraient moraliser ou rationaliser la politique, d'idéalistes déterminés, de militants dans le besoin ou, plus platement, de recalés du suffrage universel à la recherche d'une investiture. Vis-à-vis de cet échantillon somme toute représentatif, la responsabilité d'un leader est écrasante. Qu'il s'abandonne au discours destiné aux « braves gens », et il ressuscite le parti de « l'homme quelconque » (« uomo qualunque »), qui donna des idées à Mussolini en 1920. Qu'il espère ainsi, comme certains l'en soupçonnent, déshabiller le PS et il rejoindra la gauche, malgré qu'il en ait. On exclut naturellement qu'il s'accorde avec la droite (à quoi bon, alors, avoir sabordé l'UDF ?). On finit par penser que, ainsi campé au milieu du gué, le leader maxime a décidé d'aller jusqu'aux extrémités de lui-même. Nul doute qu'il y parviendra.

mardi 25 septembre 2007

L'UDF Mouvement Démocrate de Rennes Métropole réunit ses troupes

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25 09 2007

Salle comble lundi soir à la maison du quartier du Ronceray qui accueillait les adhérents et sympathisants du Mouvement Démocrate de Rennes-Métropole, à l'invitation de Grégoire Le Blond, délégué départemental désigné par François Bayrou et associé aux 4 délégués de circonscription : Anne Marie Tirel (Rennes- Nord), Jean Paul Pincemin (Rennes-Montfort), Philippe Cantin (Bruz) et Pierre Yves Martin (Rennes-Est).
Une semaine après le Forum des Démocrates qui s'est tenu dans les Landes, cette rencontre de rentrée entre les militants, dont beaucoup de jeunes et de nombreuses personnes déclarant s'engager pour la première fois dans une formation politique, et les responsables locaux a été l'occasion de poser le cadre des actions à venir d'ici aux échéances électorales, municipales et cantonales, du printemps prochain.

Philippe Nogrix, Sénateur d''Ille-et-Vilaine, et président de l'UDF-Mouvement Démocrate départementale a salué le « souffle rafraîchissant » que représentent ces nouvelles adhésions portant les effectifs de 300 à près 1500 inscrits, animés par la volonté de « faire de la politique autrement ». Reprenant l'expression d'une participante, il a insisté sur la nécessité d'organiser cette « démocratie ascendante » pour en faire « un ensemble vivant, dynamique et réaliste ». En attendant le prochain Congrès National de l'UDF et du Mouvement Démocrate qui se tiendra les 24 et 25 novembre prochains, les militants ont été invités à se regrouper autour de leur délégué de circonscription, dont la plupart étaient présents ou représentés, pour s'investir dans les groupes de travail thématiques mis en place.

 

Rencontre Bayrou-Hollande sur les institutions

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25 09 2007
François Bayrou lui avait proposé un rendez-vous et François Hollande l'a accepté. Le président du Mouvement démocrate et le premier secrétaire du Parti socialiste doivent se rencontrer demain après-midi, à l'Assemblée nationale, pour parler de la réforme des institutions, a annoncé hier Stéphane Le Foll, le directeur de cabinet de François Hollande, lors du point de presse hebdomadaire du PS. Seront évoquées la question de l'introduction d'une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif ainsi que celle du pouvoir du président de la République. La réforme des institutions, en cours d'examen devant la commission Balladur, devra recueillir les voix des trois cinquièmes des députés et sénateurs réunis en Congrès, probablement fin janvier, pour être adoptée. L'UMP et le Nouveau Centre auront donc besoin de voix de la gauche ou du MoDem

Il n'y a "aucun" moyen d'échapper à un plan de rigueur, selon François Bayrou

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25 09 2007

Le fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou a estimé lundi qu'il n'y avait "aucun moyen" d'échapper à un plan de rigueur après les propos du Premier ministre François Fillon sur "la faillite de l'Etat".

"J'aurais voulu qu'on ne passe pas les quatre mois qui viennent de s'écouler à faire des dépenses abusives, des cadeaux fiscaux en particulier à ceux qui étaient déjà les plus à l'aise dans la société française", a-t-il déploré sur Europe-1.

"Cela va se payer évidemment de manière très lourde lorsqu'il va s'agir de demander des sacrifices à tout le monde", a poursuivi le fondateur du MoDem, accusant le gouvernement d'avoir mené une "préparation psychologique" depuis quelques jours.

Cette préparation "débouche sur un plan" qui sera "de rigueur, c'est-à-dire le contraire de ce qu'on avait promis", a poursuivi l'ancien candidat à la présidentielle.

"Je pense qu'il n'y a aucun moyen, étant donné la situation qui a été aggravée depuis quatre mois, d'y échapper", a souligné François Bayrou. "On a fait comme si de rien n'était pour accorder des avantages à la clientèle privilégiée du gouvernement et du président de la République"

Impressions de Seignosse, de A à V

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25 09 2007

Ambiance peu argentée, argent, Bayrou, centre, démocrate et démocratie... UDF, valeurs.

 

Ambiance. Peu argentée, joyeusement et râleusement créative. Le mur de la salle d’accueil envahi d’annonces - pour des réunions autogérées, des débats hors programme, la recherche d’autres militants d’un même département...

Argent. S’il n’était pas là, on lui a pourtant donné la chasse. François Bayrou semble avoir trouvé là un terrain d’entente entre ses personnalités "de centre gauche" et "de centre droit". Et pourtant, dit-il, "je ne mésestime rien de l’économie, (...) des conditions qui créent la croissance ; mais la responsabilité d’un politique est de parler (...) des valeurs". Refrain originel du centre, après quoi on passe aux choses sérieuses, l’économie et le social ? Ou dénominateur commun des nouveaux adhérents, associatifs, écologistes, citoyens engagés pour "l’avenir de [leurs] enfants" ?


Bayrou. Cette prononciation le démontre : l’ancien Vert qui présente la synthèse des ateliers sur l’organisation du MoDem est un adhérent très récent. 1 300 personnes le reprennent de plus en plus fort jusqu’à obtenir un "Bai-irou".


Centre. Le mot, peu populaire parmi les participants, est désormais utilisé en phrases négatives par François Bayrou : "nous ne bâtissons pas seulement un centre - je ne vais pas renier l’idée de centre - mais au fond, le mot signifie qu’on se définit par rapport à droite-gauche, et je vous invite à vous définir par rapport à notre projet et à notre idéal : c’est le projet démocrate que nous avons à bâtir. C’est un mouvement central, mais il a son identité", comme "le Parti démocrate aux Etats-Unis, le Parti démocrate au Japon (...)".


Démocrate et démocratie. Qu’est-ce qu’un parti démocrate ? Pour les participants, c’est un parti qui pratique la démocratie. Montre-moi ce que tu fais, je te dirais qui tu es. C’est l’article 2 de la Charte éthique proposée par François Bayrou (PDF), et c’est de loin le plus applaudi : "Le Mouvement Démocrate respecte en son sein les principes démocratiques qu’il promeut à l’extérieur, notamment participation, information, liberté du débat, séparation des pouvoirs, transparence des décisions".


Elections municipales. "Il y a dans cette salle deux préoccupations : des gens qui vont essayer d’être élus, et ont un impératif de date ; et des gens qui se sont intéressés au MoDem en tant que mouvement, participation des citoyens, n’ont pas envie d’être élus ; un Mouvement doit permettre un travail entre les périodes électorales", dit un adhérent lors du grand débat de samedi. Oui mais... on est en période électorale, déjà les municipalités sortantes composent leurs listes. Alors François Bayrou, dans le dernier paragraphe de son discours de clôture, se contente d’une consigne facile à remplir : que les listes auxquelles le MoDem participera soient des listes de "rassemblement". Donc toute liberté est laissée... à l’instance qui accordera les investitures, instance à préciser, mais qui remontera plus haut que le niveau départemental.


Fraternité. Mot que je n’ai pas entendu en quatre jours, alors qu’il avait été cité lors de la campagne présidentielle (c’est la fraternité qui permet de concilier liberté et égalité, c’est l’apport traditionnel du centre). Mais la fraternité m’a semblé évidente dans toutes les activités et les débats.


Gare. Une navette est arrivée à la gare de Bayonne pas très longtemps après le train. Et, une bonne suée aidant, j’ai assuré une place dans la navette retour, malgré la demi-heure de retard du discours de clôture. Ouf.


Huées. Les "élus" qui plaidaient pour le statu quo, ou pour une période transitoire ultrafloue, ou pour l’alliance à droite, n’y ont pas échappé. "On a un problème avec un certain nombre de nos élus" - François Bayrou, samedi 15 au soir, applaudi.


Informatique et internet. À l’atelier "Internet et politique", beaucoup de participants se sont tournés vers le siège du MoDem en demandant, qui des outils, qui des consignes, qui un début d’organisation - sans parler de la relance du site du MoDem. À la plupart de ces questions, Thierry Crouzet, Christophe Ginisty et moi-même avons répondu quelque peu mécaniquement : "faites-le vous-même, n’attendez pas, le MoDem c’est vous, les compétences c’est vous". À quoi bon dire "patience" ? Ça aurait dissuadé toute initiative. Mais les participants sont sortis assez fâchés. Ça n’a pas échappé à François Bayrou : il a ajouté un paragraphe à son discours de clôture, à l’attention des informaticiens (p. 5 du PDF). En substance : merci pour vos critiques, merci surtout pour votre aide.


Jeunes. Apparemment, il y a un problème avec les jeunes (UDF ? Démocrates ? Le terme est souvent employé seul). Leur président Jean-Yves de Chaisemartin a démissionné en direct à la tribune, puis distribué un communiqué de presse. Jean-Marie Cavada s’en est étonné. Dans son discours de clôture, François Bayrou n’a pas cité Chaisemartin. Je présume qu’en lisant la presse, je saurais le pourquoi du comment...


Kit petit déjeuner. L’an dernier, le petit déjeuner au restaurant était très bon. Cette année, on trouvait dans son bungalow un kit comprenant notamment un litre de lait, des sachets de thé et un paquet de café. Le matin, dépôt de pain à quelques hectomètres de mon bungalow : en indiquant le numéro de celui-ci, on avait droit à une baguette pour trois personnes. Mais aussi, sur demande, à une remise à niveau en lait et thé.


Lot-et-Garonne. Mes deux colocataires étaient de cette fédération, dont le président est, aux dernières nouvelles, le député Jean Dionis. Jean Dionis a critiqué la scission du Nouveau Centre, puis il a rejoint ce particule, et envoyé aux adhérents UDF une invitation à l’y rejoindre. Entre-temps, des militants ont créé un "comité de soutien au MoDem 47", celui qui a organisé le pique-nique publié sur dailymotion.


Militants. Le mot est plus juste que jamais. Les nouveaux adhérents venus à Seignosse ne sont pas des novices en militantisme. Ils sont forts de leur expérience associative, syndicale, entrepreneuriale. Loin du public passif qui a fait les belles années de meetings politiques télégéniques. Ils arrivent avec des méthodes, des outils, des expertises. Et l’expérience les a déjà échaudés - "Au niveau syndical, que les représentants soient élus est une chose ; mais si, une fois élus, ils font comme les politiques..." (entendu en atelier). Ils restaient à l’écart des politiques et de la politique, ce marécage à chausse-trappes, jusqu’au jour où entendre François Bayrou leur a donné envie d’y croire. Maintenant, ils vont voir. "Si ces nouveaux sont déçus, ça a été dit textuellement, il n’y aura pas de deuxième chance" (synthèse des ateliers).


N... . Un de mes soucis d’apprenti-journaliste : faut-il nommer les adhérents dont je note des déclarations ? Le Forum est-il un espace privé ou public ? J’ai un badge, mais n’ai pas sur la tête de gyrophare "journaliste", et pour cause. J’ai fait... au cas par cas.


Ouverture. Non, rien à voir avec le gouvernement, cette ouverture-là est absente des esprits - évoquée par un politique, elle ne recueille que sourires. L’ouverture dont parle Michel Veunac, délégué départemental des Pyrénées-Atlantiques, en synthèse d’un atelier sur la démocratie interne, c’est le contraire de "fermeture" : "Les systèmes fermés ne sont, par essence, pas démocratiques. Faire "entre nous", on s’asphyxie. Faire venir des gens qui ne sont pas du MoDem pour des débats ou réunions, j’y crois beaucoup. Si le mouvement veut être démocrate, il doit être parfaitement ouvert".


Prise de notes. Pendant mes 18 mois au siège de l’UDF, on m’a vu prendre des notes cursives au clavier pendant les réunions et colloques, à six doigts. À Seignosse, j’ai récidivé. Moralité : j’ai été mobilisé pour saisir au vol les changements et ajouts au discours de clôture. Laissant France démocrate sans rédacteur... Sacrifice militant ? Un camarade a eu pire : Cédric Augustin qui a dû, à cause de cela, laisser la place qu’il avait pourtant bien méritée à la même table. Cédric, si tu me lis... désolé, désolé, désolé. Et merci.


Quand. Le Béarnais François Bayrou le dit souvent, "le militant est par nature impatient". Le Tarbais Pierre Lagonelle, également UDF canal historique, a entendu dans les ateliers "une forte impatience". "La première chose qui sort, c’est la peur que cette parole reste en l’air, que certaines manières de fonctionner traditionnelles ne se traduisent par des blocages, que les propositions innovantes ne se noient dans les sables. Ce qui revient de tous les ateliers : quand est-ce qu’on attaque vraiment la construction du MoDem ? Les militants sentent dans les départements des blocages, et ont envie que ces blocages sautent. Ils veulent un mouvement qui laisse la place aux initiatives, pour que les gens qui veulent faire des choses puissent les faire, et vite !" (synthèse des ateliers).


Rupture. François Bayrou croit détecter une rupture sarkozyste : la précipitation à réintégrer l’Otan, contre la ligne d’indépendance des présidents de la Ve République. Forme de... continuité dans le discours bayrouiste depuis un an : la dénonciation du "modèle américain".


Séparation des pouvoirs. "La plupart des partis sont tentés par la monopolisation des pouvoirs : séparons la programmatique, les investitures, la conciliation, l’administration, les adhésions... il faut que ce soient des corps cloisonnés, et choisis par les membres. Évitons la monarchie associative." Applaudissements (atelier sur la démocratie interne).


Surf. Samedi à 7 h 30, quand le soleil projette de se lever et que le jogger arrive sur la page, deux surfers sont déjà dans l’eau.


Tables de presse. Y venant pour répondre aux questions des journalistes, François Bayrou m’y trouve et m’invite à utiliser cet espace. Mazette, première consécration pour France démocrate ! C’est avant l’épisode de la prise de notes.


UDF - la dernière entrée que j’aie trouvé pour cet abécédaire, la première que je rédige. Le mot n’a pas de sens commun : chacun l’utilise dans un sens différent.
- Beaucoup sont fiers d’avoir "adhéré à l’UDF" pendant la campagne présidentielles - l’UDF, c’est François Bayrou.
- Thierry Benoît se répète "député UDF" - l’UDF, c’est le centre droit, la démocratie chrétienne, le centre qui travaille avec la droite.
- Un participant à un atelier raconte que, "à l’UDF, le président départemental avait le pouvoir absolu" - l’UDF, c’est la politique à l’ancienne.
- François Bayrou utilise le terme en deux sens. "L’UDF a ses statuts, elle va se réunir sous ma présidence" - c’est la chimie par laquelle il contrôle la gestation du Mouvement Démocrate naissant. Et "l’UDF de Giscard", c’est le "nœud de vipères" dont il garde un si mauvais souvenir que rien ne sera plus jamais comme avant.


Valeurs. François Bayrou, le 15 au soir, très applaudi : "Nous avons un corps de valeurs à défendre, construire, illustrer, proposer, dans un projet de société que nous allons proposer aux Français... Nous nous définissons par notre avenir, notre horizon, notre projet". Et un peu plus loin : "Naturellement, on a besoin d’une organisation".


Tout est là - ce qui permettra d’en rester à la lettre V .


L’organisation n’est-elle, que la contrainte inévitable, le côté obscur, les coulisses, la fondation cachée de la construction politique ? Façon RPR-UMP ? Ou l’organisation est-elle, à la façon des associations militantes, le prototype, la démonstration des valeurs, ce qu’on met en vitrine ?