mar 25 sep 2007

Bayrou se pose en recours

25 09 2007

François Bayrou aura fait sa rentrée, en cette mi-septembre, à l’occasion de l’université du Mouvement démocrate (Modem). L’occasion, pour lui, de « caler » sa posture à l’issue d’une séquence électorale qui en fit d’abord le « troisième homme » de la présidentielle... avant de l’éliminer pratiquement de la scène parlementaire.

Le député des Pyrénées-Atlantiques fait manifestement un pari : compenser sa faiblesse institutionnelle en se posant en recours à un pouvoir sarkozyste qui finira par se heurter aux contradictions de sa politique et à une gauche sociale-libérale en pleine décomposition. Il sait avoir pour atouts une position de leader désormais incontesté de sa formation et la vague d’adhésions que lui a value l’élection présidentielle (ce qui lui permet de revendiquer 70 000 adhérents).

Comme pour se démarquer de l’attraction sarkozyenne qui fait des ravages rue de Solferino, il « tacle » sévèrement le nouveau président pour ses tentations « néoconservatrices » et « néobonapartistes » : « Tous ses choix montrent qu’il a conduit la France non pas à la résistance mais à l’alignement sur le modèle de société superinégalitaire dominant dans le monde. » Surtout, il compte sur les scrutins qui s’annoncent (à commencer par les municipales de 2008), comme sur la tentation de l’alliance au centre qui polarise les débats au sein du PS, pour remettre son parti au centre du jeu. Comme le dit sa plus proche collaboratrice, Marielle de Sarnez, future tête de liste au premier tour des municipales à Paris, « une ville ne se gère pas tout seul ». Nul doute que Bertrand Delanoë aura bien compris le message...

 

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