jeudi 27 septembre 2007

Hollande et Bayrou parlent de convergences sur les institutions

27 09 2007
PARIS (Reuters) - François Hollande et François Bayrou ont débattu à l'Assemblée nationale de la future réforme des institutions et fait état de points de convergence face à la droite.

Cinq mois après le débat télévisé entre Ségolène Royal et François Bayrou, le premier secrétaire du Parti socialiste et le fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) ont posé ensemble pour les photographes, discuté côte à côte pendant 45 minutes à huis clos mais livré leurs conclusions à la presse séparément.

Au terme de cette rencontre inédite, ils ont insisté tour à tour sur le contenu institutionnel de leur discussion, à l'heure où se pose la question d'éventuelles alliances électorales en vue des élections municipales de mars prochain.

La réunion a porté "exclusivement sur les institutions", a déclaré le dirigeant centriste. "Cela n'a porté que sur ce seul sujet (...) N'en tirez pas d'autres conclusions", a renchéri François Hollande.

"C'est un message adressé au président de la République et au gouvernement (...) Voilà nos priorités", a déclaré François Bayrou devant les caméras. "S'il n'y a pas de réponses à ces exigences-là, naturellement nous nous opposerons (à la réforme) En tout cas, moi je m'opposerai. Le Parti socialiste décidera ce qu'il veut", a-t-il prévenu.

Si les deux partis peuvent se mettre d'accord sur "le cadre de la République" mais "sans rien effacer de leurs divergences sur la politique économique et sociale (...) ça peut être utile" pour le pays, a affirmé François Hollande. Pour renforcer la démocratie, "nous ne sommes jamais assez nombreux", a-t-il dit.

Selon le premier secrétaire du PS, la droite n'est pas sûre d'avoir la majorité des 3/5 requise pour faire passer la réforme constitutionnelle lors de la réunion du Parlement en Congrès et l'opposition n'est pas sûre d'avoir la minorité nécessaire.

"Il y aura donc un enjeu", a reconnu François Hollande, déniant au MoDem, qui ne compte que quatre députés à l'Assemblée nationale, le statut de charnière.

"Ceux qui ont le rôle pivot, ce sont ceux qui ont 204 députés et 100 sénateurs", avait-il fait valoir dans la matinée lors d'un point de presse au siège du PS.

Sans envisager un "texte commun", les deux formations ont trouvé des "points de convergence sur des progrès décisifs", notamment la réforme du mode de scrutin législatif, afin d'y introduire une part de proportionnelle, l'élargissement des droits des citoyens ou l'indépendance de la justice, a expliqué François Bayrou.

La possibilité d'une intervention du chef de l'Etat devant le Parlement pourrait cependant constituer une pierre d'achoppement entre les deux formations.

"Nous, nous considérons que Nicolas Sarkozy n'a pas besoin d'un lieu d'expression supplémentaire", a estimé François Hollande. Le MoDem n'y voit pas un "crime de lèse majesté" mais concède qu'il faut "progresser sur ce sujet" avec le PS.

D'autres rencontres entre les deux hommes ne sont pas prévues pour l'instant, a-t-on précisé dans leur entourage respectif.

Source : lemonde.fr

 

jeudi 20 septembre 2007

François Bayrou renoue des contacts discrets avec d'anciens partenaires

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20 09 2007
n quart d'anciens adhérents de l'UDF, trois quarts de nouveaux adhérents du Mouvement démocrate (MoDem). C'est la recette du cocktail qui forme le public du "forum démocrate" qui se tient à Seignosse (Landes), du 14 au 16 septembre. "C'est le premier moment de la construction d'un mouvement politique nouveau", a déclaré François Bayrou en ouverture de ces trois jours de discussions qu'il clôturera lui-même par un discours dimanche.

A ceux qui s'inquiètent du risque de disparition du "socle" centriste dans le "mouvement nouveau", l'ancien candidat à l'élection présidentielle prend soin de préciser qu'il ne s'agit pas de solder les comptes avec sa famille d'origine. "Je ferai tout ce que je peux pour être un fédérateur", souligne-t-il, persuadé qu'une partie de cette sensibilité ne peut se retrouver dans les choix revendiqués par Nicolas Sarkozy.

De rendez-vous discrets en rencontres informelles, il a commencé à renouer des contacts avec certains de ses anciens partenaires. C'est au Lao Tseu, un restaurant chinois du 7e arrondissement, qu'à deux reprises il s'est attablé avec Pierre Méhaignerie, un des anciens dirigeants de l'UDF ayant fait le choix de l'UMP en 2002 et qui y occupe la fonction de secrétaire général. Les deux hommes se sont livrés à un tour d'horizon de la situation politique avant de convenir de se revoir dans une formation plus élargie.

La deuxième rencontre a eu lieu mardi 11 septembre, au même endroit. Autour de la table, ils étaient huit, cette fois. Avec M. Bayrou, le sénateur du Rhône Michel Mercier, président du groupe UC-UDF du Sénat, et trois autres sénateurs : Jacqueline Gourault (Loir-et-Cher), Jean-Jacques Jégou (Val-de-Marne) et Denis Badré (Hauts-de-Seine). M. Méhaignerie était accompagné d'Yves Bur, député du Bas-Rhin et vice-président de l'Assemblée nationale, et de Marc-Philippe Daubresse, député du Nord et ancien ministre délégué au logement.

"PARLER AVEC TOUT LE MONDE"

"On ne peut pas faire un grand centre s'il n'y a qu'une partie du centre", est convaincu M. Mercier, un des principaux artisans de cette perspective de "rassemblement des centres". Pour avancer dans cette voie, le "groupe du Lao Tseu" est convenu de mettre sur pied une initiative publique, dont la forme n'a cependant pas encore été définitivement arrêtée. S'ils parviennent à un accord, il reviendrait à des grandes figures de ce courant de pensée, tels Michel Albert, Jean Boissonnat ou Michel Camdessus, de se charger de l'invitation dans le cadre d'un débat public.

Depuis la rentrée, M. Bayrou a également rencontré d'autres personnalités de la majorité, parmi lesquelles Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé. Le député des Pyrénées-Atlantiques ne cache pas avoir de l'"estime" pour le maire de Bordeaux, qui a dû quitter le grand ministère de l'environnement que lui avait confié Nicolas Sarkozy après sa défaite aux élections législatives.

Au cours de cet échange dans un restaurant proche des Invalides, il n'a cependant pas été question des prochaines élections municipales et de la position qu'adopterait le MoDem si l'ancien premier ministre décidait de se représenter.

"A partir du moment où on a prouvé son indépendance, et on a payé pour ça, on peut parler avec tout le monde", répond M. Bayrou quand on lui demande si ces rencontres préfigurent d'éventuelles alliances. Pour preuve, il a également lancé une invitation au premier secrétaire du PS, François Hollande, à discuter des institutions.

mercredi 19 septembre 2007

PS et MoDem vont discuter de la réforme des institutions

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19 09 2007
PARIS (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, annonce qu'il rencontrera prochainement François Bayrou pour discuter de la réforme des institutions.

Le président du Mouvement démocrate (MoDem) avait lancé l'invitation lors du forum de son parti dimanche dans les Landes. Cette rencontre pourrait avoir lieu "sous quinze jours".

Avant d'être entendu par la Commission Balladur sur la réforme constitutionnelle, le 25 septembre, le PS a arrêté mardi soir sa position officielle.

Il a défini "six points essentiels", allant vers un renforcement des pouvoirs du Parlement et prévoyant l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives et le droit de vote des étrangers aux scrutins locaux.

La question institutionnelle avait été l'une des pommes de discorde entre courants socialistes lors du congrès du Mans en 2005.

Mardi, cette feuille de route a été adoptée à l'unanimité moins une abstention. "Je ne dirais pas que c'est historique mais presque", a souligné mercredi André Vallini, un des rédacteurs du texte, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale.

"François Bayrou a souhaité nous rencontrer. Bien sûr que nous le ferons. Nous parlerons avec tous", a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse au siège du PS.

La question institutionnelle sera également abordée au sein du "comité de liaison" qui doit se mettre en place entre les anciens partis partenaires de la "gauche plurielle", a-t-il souhaité.

"Plus nous serons nombreux à défendre les mêmes principes, les mêmes propositions de renforcement des droits du Parlement et d'élargissement des droits des citoyens mieux ce sera mais (cela doit se faire) sur la base (des propositions) du Parti socialiste", a ajouté le premier secrétaire.

PAS DE PRESIDENT DEVANT LE PARLEMENT

André Vallini a détaillé les "six arêtes vives" du projet socialiste qui comprend une "panoplie de propositions très détaillées" sur les pouvoirs du Parlement (réforme du vote bloqué, de l'ordre du jour, consultation du Parlement sur les nominations auxquelles procède le président de la République).

Sur la nomination des membres du Conseil supérieur de la magistrature, du Conseil supérieur de l'audiovisuel ou du Conseil constitutionnel, le PS veut "que le Parlement soit non pas consulté mais responsable (...) à une majorité renforcée des 4/5e".

Les socialistes sont favorables à une "dose de proportionnelle significative mais qui n'empêche pas de former des majorités de gouvernement", a expliqué André Vallini. Ce qui place la barre "autour de 80 députés" élus à la proportionnelle. Le débat interne au PS tournait de 60 à 100.

Face à "l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy, le PS s'oppose à tout renforcement des pouvoirs du chef de l'Etat. "Une réforme ne peut en aucune manière accroître encore les pouvoirs présidentiels", a souligné François Hollande.

Pas question de "consacrer dans les textes l'effacement du Premier ministre", rangé par un "vocable aimable" dans la catégorie de simple "collaborateur", a renchéri André Vallini.

Le PS se battra pour que le président ne puisse pas venir devant le Parlement. "Il n'y a que quelques dizaines de mètres carrés où il n'a pas la possibilité de s'exprimer", il faut les conserver, a ajouté le député de l'Isère.

Trois autres "arêtes" figurent sur le document.

Le PS, comme il le fait depuis les "cent propositions" de François Mitterrand en 1981, se prononce pour le droit de vote des étrangers en France depuis plus de cinq ans, veut garantir l'indépendance de la justice en réformant le CSM et garantir le pluralisme dans les médias.

Source : Lemonde.fr

MODEM : Anne-Marie Comparini se retire de la vie politique

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19 09 2007
Anne-Marie Comparini, ancienne présidente UDF de la région Rhône-Alpes, va annoncer son retrait de la vie politique dans un entretien au quotidien Le Progrès, à paraître mercredi 19 septembre. Le site de La Tribune de Lyon dévoilait cette information dès mardi.


Anne-Marie Comparini, conseillère régionale sous l'étiquette Mouvement démocrate (Modem), devait être la tête de liste du parti de François Bayrou aux prochaines municipales à Lyon. Elle était restée fidèle au président de l'UDF-Modem au moment où plusieurs députés du groupe choisissaient de rallier le Nouveau Centre d'Hervé Morin. Députée de la première circonscription du Rhône depuis 2002, elle avait payé ce soutien par une éviction dès le premier tour des législatives en 2007.

Agée de 60 ans, elle avait été l'attachée parlementaire de Raymond Barre de 1975 à 2001, puis son adjointe à la mairie de Lyon de 1995 à 2001. En 1999, elle avait succédé à Charles Millon à la présidence de la région Rhône-Alpes, après l'élection de ce dernier par des voix du Front national.

dimanche 10 juin 2007

Les législatives en Une de toute la presse de ce dimanche

Tous les MINI PC sur barebone.fr

10 06 2007

La plupart des quotidiens de la presse nationale et régionale consacrent ce dimanche une part importante de leurs éditions au premier tour des législatives, s'accordant à  donner l'UMP gagnante tout en mettant en garde contre les possibles surprises.

LES VRAIS ENJEUX DES LEGISLATIVES annonce en Une Le Parisien Dimanche, soulignant en pages intérieures qu'il s'agit d'UNE ELECTION SANS REEL SUSPENSE. Le quotidien résume ces enjeux en deux questions : "Quelle sera l'ampleur de la victoire de la droite annoncée par les sondages ? Le PS résistera-t-il ?"

Le journal insiste sur les "dix clés du scrutin" autour du "risque de l'abstention", de "l'obligation de résultat pour les ministres", mais aussi autour de ce que peut espérer ou craindre chacune des formations politiques.

Enfin, "une bataille peut en cacher une autre", rappelle Le Parisien qui a repéré déjà  quatre candidats officiels ou non au "perchoir", surnom de la présidence de l'Assemblée nationale.

Si le JOURNAL DU DIMANCHE consacre sa Une aux SECRETS DU CHOC FISCAL, il n'oublie pas de mentionner en appel de Une un SPà‰CIAL Là‰GISLATIVES intitulé en forme de plaidoyer: MAIS SI, ELLES SONT IMPORTANTES.

En page 4, le JDD s'interroge: LA VICTOIRE, POUR QUOI FAIRE? alors que "(Nicolas) Sarkozy et (François) Fillon souhaitent une très large majorité pour leur parti".

Et la journaliste du JDD de mettre l'UMP en garde: "Il serait malvenu dÂ’oublier que les élections législatives sont affaire dÂ’hommes et de femmes souvent bien implantés, et quÂ’elles ne sont jamais le simple décalque, circonscription par circonscription, des résultats de la présidentielle".

"De quoi laisser à  chacun des candidats sortants lÂ’espoir de revenir siéger à  la Chambre. En contredisant au passage certains sondages...", conclut l'article.

D'autres articles viennent compléter ce Spécial Législatives: "Au parti socialiste, l'attente avant l'assaut", "Batailles d'UMP en vue", "Ils sont en perdition" (Le PCF mais aussi les Verts, les antilibéraux et la droite nationale).

LES FRANCAIS REPASSENT PAR LES URNES AUJOURD'HUI, titre sobrement LE MAINE LIBRE. "L'UMP optimiste, le PS résigné: aujourd'hui plus de 44 millions de Français sont appelés à  repasser dans l'isoloir", résume le quotidien régional.

Nice-Matin s'intéresse aux élections d'un point de vue local. LEGISLATIVES : 115 CANDIDATS POUR 9 SIEGES DANS LES ALPES MARITIMES, titre le journal.

"On pourra voter jusquÂ’à  20h00 dans les Alpes-Maritimes. Ce +troisième tour+ de la présidentielle est attendu comme une confirmation pour la majorité quÂ’a réuni Nicolas Sarkozy. LÂ’opposition espère de son côté limiter les dégâts", note le quotidien niçois