jeudi 27 septembre 2007

Hollande et Bayrou parlent de convergences sur les institutions

27 09 2007
PARIS (Reuters) - François Hollande et François Bayrou ont débattu à l'Assemblée nationale de la future réforme des institutions et fait état de points de convergence face à la droite.

Cinq mois après le débat télévisé entre Ségolène Royal et François Bayrou, le premier secrétaire du Parti socialiste et le fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) ont posé ensemble pour les photographes, discuté côte à côte pendant 45 minutes à huis clos mais livré leurs conclusions à la presse séparément.

Au terme de cette rencontre inédite, ils ont insisté tour à tour sur le contenu institutionnel de leur discussion, à l'heure où se pose la question d'éventuelles alliances électorales en vue des élections municipales de mars prochain.

La réunion a porté "exclusivement sur les institutions", a déclaré le dirigeant centriste. "Cela n'a porté que sur ce seul sujet (...) N'en tirez pas d'autres conclusions", a renchéri François Hollande.

"C'est un message adressé au président de la République et au gouvernement (...) Voilà nos priorités", a déclaré François Bayrou devant les caméras. "S'il n'y a pas de réponses à ces exigences-là, naturellement nous nous opposerons (à la réforme) En tout cas, moi je m'opposerai. Le Parti socialiste décidera ce qu'il veut", a-t-il prévenu.

Si les deux partis peuvent se mettre d'accord sur "le cadre de la République" mais "sans rien effacer de leurs divergences sur la politique économique et sociale (...) ça peut être utile" pour le pays, a affirmé François Hollande. Pour renforcer la démocratie, "nous ne sommes jamais assez nombreux", a-t-il dit.

Selon le premier secrétaire du PS, la droite n'est pas sûre d'avoir la majorité des 3/5 requise pour faire passer la réforme constitutionnelle lors de la réunion du Parlement en Congrès et l'opposition n'est pas sûre d'avoir la minorité nécessaire.

"Il y aura donc un enjeu", a reconnu François Hollande, déniant au MoDem, qui ne compte que quatre députés à l'Assemblée nationale, le statut de charnière.

"Ceux qui ont le rôle pivot, ce sont ceux qui ont 204 députés et 100 sénateurs", avait-il fait valoir dans la matinée lors d'un point de presse au siège du PS.

Sans envisager un "texte commun", les deux formations ont trouvé des "points de convergence sur des progrès décisifs", notamment la réforme du mode de scrutin législatif, afin d'y introduire une part de proportionnelle, l'élargissement des droits des citoyens ou l'indépendance de la justice, a expliqué François Bayrou.

La possibilité d'une intervention du chef de l'Etat devant le Parlement pourrait cependant constituer une pierre d'achoppement entre les deux formations.

"Nous, nous considérons que Nicolas Sarkozy n'a pas besoin d'un lieu d'expression supplémentaire", a estimé François Hollande. Le MoDem n'y voit pas un "crime de lèse majesté" mais concède qu'il faut "progresser sur ce sujet" avec le PS.

D'autres rencontres entre les deux hommes ne sont pas prévues pour l'instant, a-t-on précisé dans leur entourage respectif.

Source : lemonde.fr

 

jeudi 20 septembre 2007

François Bayrou renoue des contacts discrets avec d'anciens partenaires

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20 09 2007
n quart d'anciens adhérents de l'UDF, trois quarts de nouveaux adhérents du Mouvement démocrate (MoDem). C'est la recette du cocktail qui forme le public du "forum démocrate" qui se tient à Seignosse (Landes), du 14 au 16 septembre. "C'est le premier moment de la construction d'un mouvement politique nouveau", a déclaré François Bayrou en ouverture de ces trois jours de discussions qu'il clôturera lui-même par un discours dimanche.

A ceux qui s'inquiètent du risque de disparition du "socle" centriste dans le "mouvement nouveau", l'ancien candidat à l'élection présidentielle prend soin de préciser qu'il ne s'agit pas de solder les comptes avec sa famille d'origine. "Je ferai tout ce que je peux pour être un fédérateur", souligne-t-il, persuadé qu'une partie de cette sensibilité ne peut se retrouver dans les choix revendiqués par Nicolas Sarkozy.

De rendez-vous discrets en rencontres informelles, il a commencé à renouer des contacts avec certains de ses anciens partenaires. C'est au Lao Tseu, un restaurant chinois du 7e arrondissement, qu'à deux reprises il s'est attablé avec Pierre Méhaignerie, un des anciens dirigeants de l'UDF ayant fait le choix de l'UMP en 2002 et qui y occupe la fonction de secrétaire général. Les deux hommes se sont livrés à un tour d'horizon de la situation politique avant de convenir de se revoir dans une formation plus élargie.

La deuxième rencontre a eu lieu mardi 11 septembre, au même endroit. Autour de la table, ils étaient huit, cette fois. Avec M. Bayrou, le sénateur du Rhône Michel Mercier, président du groupe UC-UDF du Sénat, et trois autres sénateurs : Jacqueline Gourault (Loir-et-Cher), Jean-Jacques Jégou (Val-de-Marne) et Denis Badré (Hauts-de-Seine). M. Méhaignerie était accompagné d'Yves Bur, député du Bas-Rhin et vice-président de l'Assemblée nationale, et de Marc-Philippe Daubresse, député du Nord et ancien ministre délégué au logement.

"PARLER AVEC TOUT LE MONDE"

"On ne peut pas faire un grand centre s'il n'y a qu'une partie du centre", est convaincu M. Mercier, un des principaux artisans de cette perspective de "rassemblement des centres". Pour avancer dans cette voie, le "groupe du Lao Tseu" est convenu de mettre sur pied une initiative publique, dont la forme n'a cependant pas encore été définitivement arrêtée. S'ils parviennent à un accord, il reviendrait à des grandes figures de ce courant de pensée, tels Michel Albert, Jean Boissonnat ou Michel Camdessus, de se charger de l'invitation dans le cadre d'un débat public.

Depuis la rentrée, M. Bayrou a également rencontré d'autres personnalités de la majorité, parmi lesquelles Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé. Le député des Pyrénées-Atlantiques ne cache pas avoir de l'"estime" pour le maire de Bordeaux, qui a dû quitter le grand ministère de l'environnement que lui avait confié Nicolas Sarkozy après sa défaite aux élections législatives.

Au cours de cet échange dans un restaurant proche des Invalides, il n'a cependant pas été question des prochaines élections municipales et de la position qu'adopterait le MoDem si l'ancien premier ministre décidait de se représenter.

"A partir du moment où on a prouvé son indépendance, et on a payé pour ça, on peut parler avec tout le monde", répond M. Bayrou quand on lui demande si ces rencontres préfigurent d'éventuelles alliances. Pour preuve, il a également lancé une invitation au premier secrétaire du PS, François Hollande, à discuter des institutions.

mercredi 19 septembre 2007

PS et MoDem vont discuter de la réforme des institutions

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19 09 2007
PARIS (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, annonce qu'il rencontrera prochainement François Bayrou pour discuter de la réforme des institutions.

Le président du Mouvement démocrate (MoDem) avait lancé l'invitation lors du forum de son parti dimanche dans les Landes. Cette rencontre pourrait avoir lieu "sous quinze jours".

Avant d'être entendu par la Commission Balladur sur la réforme constitutionnelle, le 25 septembre, le PS a arrêté mardi soir sa position officielle.

Il a défini "six points essentiels", allant vers un renforcement des pouvoirs du Parlement et prévoyant l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives et le droit de vote des étrangers aux scrutins locaux.

La question institutionnelle avait été l'une des pommes de discorde entre courants socialistes lors du congrès du Mans en 2005.

Mardi, cette feuille de route a été adoptée à l'unanimité moins une abstention. "Je ne dirais pas que c'est historique mais presque", a souligné mercredi André Vallini, un des rédacteurs du texte, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale.

"François Bayrou a souhaité nous rencontrer. Bien sûr que nous le ferons. Nous parlerons avec tous", a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse au siège du PS.

La question institutionnelle sera également abordée au sein du "comité de liaison" qui doit se mettre en place entre les anciens partis partenaires de la "gauche plurielle", a-t-il souhaité.

"Plus nous serons nombreux à défendre les mêmes principes, les mêmes propositions de renforcement des droits du Parlement et d'élargissement des droits des citoyens mieux ce sera mais (cela doit se faire) sur la base (des propositions) du Parti socialiste", a ajouté le premier secrétaire.

PAS DE PRESIDENT DEVANT LE PARLEMENT

André Vallini a détaillé les "six arêtes vives" du projet socialiste qui comprend une "panoplie de propositions très détaillées" sur les pouvoirs du Parlement (réforme du vote bloqué, de l'ordre du jour, consultation du Parlement sur les nominations auxquelles procède le président de la République).

Sur la nomination des membres du Conseil supérieur de la magistrature, du Conseil supérieur de l'audiovisuel ou du Conseil constitutionnel, le PS veut "que le Parlement soit non pas consulté mais responsable (...) à une majorité renforcée des 4/5e".

Les socialistes sont favorables à une "dose de proportionnelle significative mais qui n'empêche pas de former des majorités de gouvernement", a expliqué André Vallini. Ce qui place la barre "autour de 80 députés" élus à la proportionnelle. Le débat interne au PS tournait de 60 à 100.

Face à "l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy, le PS s'oppose à tout renforcement des pouvoirs du chef de l'Etat. "Une réforme ne peut en aucune manière accroître encore les pouvoirs présidentiels", a souligné François Hollande.

Pas question de "consacrer dans les textes l'effacement du Premier ministre", rangé par un "vocable aimable" dans la catégorie de simple "collaborateur", a renchéri André Vallini.

Le PS se battra pour que le président ne puisse pas venir devant le Parlement. "Il n'y a que quelques dizaines de mètres carrés où il n'a pas la possibilité de s'exprimer", il faut les conserver, a ajouté le député de l'Isère.

Trois autres "arêtes" figurent sur le document.

Le PS, comme il le fait depuis les "cent propositions" de François Mitterrand en 1981, se prononce pour le droit de vote des étrangers en France depuis plus de cinq ans, veut garantir l'indépendance de la justice en réformant le CSM et garantir le pluralisme dans les médias.

Source : Lemonde.fr

MODEM : Face au sarkozysme, le créneau démocrate

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19 09 2007

Il faut avoir la foi chevillée au corps pour se lancer, comme le fait François Bayrou, dans la constitution d'une offre politique nouvelle qui ne soit ni de gauche ni de droite. Que le centre soit, en France, un vaste réservoir à électeurs, personne ne le conteste. Et surtout pas le Parti socialiste, qui, depuis l'effondrement du Parti communiste, n'a guère d'autre solution que de faire oublier son passé révolutionnaire. Mais que le centre puisse se constituer en force autonome, capable de rivaliser avec l'UMP et le PS, ressemble, dans les institutions de la Ve République, à une mission impossible. Ce qui s'est passé lors de la dernière élection présidentielle en est l'illustration la plus cruelle. Avant le premier tour, François Bayrou était la coqueluche des sondages, le candidat qui montait, celui qui, par une habile alchimie, réussissait à agglomérer sur son nom un triple vote anti-Sarkozy, anti-Royal, antisystème. Le score qu'il réalise le soir du 22 avril - 18,57 % des suffrages exprimés - est bon. Il représente le triple de celui qu'il avait obtenu en 2002 (6,95 %). Mais ce résultat à deux chiffres signe en même temps le début de la fin. A partir du moment où François Bayrou est incapable de figurer au second tour de l'élection présidentielle, c'est comme s'il avait cessé d'exister. Ses soutiens l'abandonnent pour rallier le vainqueur. Ses amis le trahissent pour entrer au gouvernement. Au drame politique s'ajoute l'épreuve humaine. A l'heure des additions, les comptes sont cruels. Le Modem, combien de divisions ? 4 députés contre 29 UDF dans la précédente législature. Quelle gamelle !

Pour expliquer l'échec, on pourrait bien sûr invoquer le jeunisme de ce centre nouveau, qui, après des années de compagnonnage avec la droite, a forcément besoin de temps pour s'émanciper. « Le centre n'est qu'une posture petite-bourgeoise », disait avec mépris François Mitterrand pour qualifier les élus de cette mouvance politique, qui, tout en ayant le coeur à gauche, ont les pieds solidement ancrés à droite. Mais l'explication n'est qu'à moitié satisfaisante. Avant François Bayrou, un autre centriste « émancipé », c'est-à-dire ni de droite ni de gauche, avait déjà tenté l'aventure présidentielle et s'était heurté exactement aux mêmes difficultés. C'était en 1965, Jean Lecanuet, que François Mauriac n'avait pu s'empêcher de rabaisser au rang de « Kennedillon », avait démarré la campagne du premier tour avec 2 % ou 3 % d'intentions de vote à peine. Puis, il s'était mis à grimper grâce à un discours simple, un bon sourire, une bonne maîtrise de la télévision et une campagne d'affichage efficace. Les 15 % qu'il obtint au premier tour créèrent l'événement et contribuèrent à l'impensable : la mise en ballottage du général de Gaulle, mais ils ne furent en aucun cas un ticket pour l'avenir. A partir du moment où le match du second tour se concentrait entre de Gaulle et Mitterrand, le centre n'existait plus.

Alors condamné d'avance François Bayrou ? Sans aucun doute si son objectif est bien d'imposer dans le pays une troisième force. Tant que les institutions resteront ce qu'elles sont, le tripartisme n'aura aucune chance de s'enraciner. L'évolution de ces dernières années a, au contraire, conduit à une bipolarisation dont ont su pleinement profiter le PS et l'UMP.

Mais il se pourrait bien que le calcul de François Bayrou soit d'une autre nature. « Si nous avions gagné l'élection présidentielle, une vague orange aurait immédiatement crée un équilibre nouveau dans le pays », répète-t-il à ses troupes. Autrement dit, l'objectif du président du Modem n'est pas d'installer une troisième force. Il est de profiter de l'élection présidentielle, dont le premier tour est un vrai scrutin proportionnel, pour détrôner l'un ou l'autre membre du duopole actuel et imposer le Mouvement démocrate. Compte tenu de sa solitude actuelle, le rêve peut paraître encore plus fou que le précédent. Il mérite pourtant qu'on s'y arrête parce qu'il met au jour deux interrogations majeures soulevées par les résultats du scrutin de 2007.

La première concerne la nature du sarkozysme et par là même sa durée de vie. Tropisme américain beaucoup plus affirmé que ses prédécesseurs, attitude décomplexée vis-à-vis de l'argent et de ce que François Bayrou appelle le « monde du Fouquet's ». Nicolas Sarkozy est en rupture avec la tradition française dans les valeurs qu'il incarne. Il l'est aussi dans sa pratique du pouvoir. Il pousse beaucoup plus loin que Valéry Giscrard d'Estaing sa domination sur Matignon ; il bouscule beaucoup plus que les autres présidents l'équilibre des pouvoirs. Comme l'explique le constitutionnaliste Dominique Rousseau, « le président a tendance à prendre la place de tout le monde. Il encourage la fusion entre le chef et le peuple, ce qui peut mener à terme à la confusion, voire au despotisme » (1). S'agit-il d'une évolution profonde du système politique français ou d'un épisode néobonapartiste lié aux troubles nés de la mondialisation ? François Bayrou, en tout cas, prend date et offre une alternative. Au modèle du chef fusionnel et passionnel, il oppose celui du chef d'orchestre raisonné et raisonnable qui lui semble davantage ancré dans la tradition française. « L'absolutisme présidentiel est un handicap, un facteur de retour en arrière pour notre pays », explique-t-il en se faisant l'ardent défenseur de la séparation des pouvoirs.

La seconde interrogation touche à la capacité du Parti socialiste à surmonter son troisième échec présidentiel d'affilée. S'il y parvient, François Bayrou n'aura guère d'espace pour incarner une alternative crédible à Nicolas Sarkozy. S'il échoue, en revanche, rien n'est impossible. En politique, les mots ne sont jamais anodins. Aujourd'hui, le président du Modem s'affiche moins centriste que démocrate. Ce terme est revendiqué, à travers le monde, par les partis de gauche qui ont rompu avec le marxisme ou n'en ont jamais été imprégnés. La mue actuelle du Parti socialiste le conduit à devenir de plus en plus démocrate et de moins en moins révolutionnaire, mais l'évolution est à la fois lente et conflictuelle. Aucun premier secrétaire n'a été en mesure de l'imposer à un parti qui se complaît dans la confusion. François Bayrou prend le pari que la crise de leadership va durer au PS et que, tant qu'elle sera pas réglée, il bénéficiera d'une fenêtre de tir pour construire sa propre légitimité. Alors il fait entendre sa petite musique démocrate : « résistance » au modèle économique dominant, qui, accuse-t-il, repose « sur des fortunes vite faites et une accumulation de patrimoine propre à creuser les inégalités » ; gestion « sérieuse » des deniers publics, réforme de l'Etat, qui, pour réduire les inégalités, doit être davantage un incitateur qu'un faiseur. Sur le fond, rien qui diffère avec « Le Manifeste pour une gauche moderne » que viennent de publier les Gracques (2) ou avec le positionnement très « démocrate » d'un Manuel Valls. Entre le centre et le PS, jamais les frontières ne sont apparues aussi poreuses. C'est pourquoi, même s'il paraît fou, le pari de François Bayrou ne peut être repoussé d'un revers de la main.

FRANÇOISE FRESSOZ est éditorialiste aux « Echos ». ffressoz@lesechos.fr http ://blogs.lesechos.fr/fressoz
(1) Entendu lundi soir sur FR3 dans l'émission de Dominique Taddéi« Ce soir (ou jamais) ».(2) Nom collectif choisi par d'anciens collaborateurs de François Mitterrandet des gouvernements Rocard, Bérégovoy et Jospin.

MODEM !: Quitterie Delmas : un mouvement qui se construit par la base

Visitez blog-tokio-hotel.com

19 09 2007

De retour de l’université d’été du Modem, la militante et blogueuse Quitterie Delmas y a vu un « séminaire d’intégration » des forces centristes. Elle est persuadée que le Mouvement démocrate, parti de militants, doit se construire par la base, y compris avec l’aide du web.

Quitterie Delmas est l’auteur du blog Des jeunes libres de s’engager.

Des vidéos et des comptes-rendus des interventions de l’université d’été du Modem de Seignosse sont disponibles sur le nouveau site du parti.

Propos recueillis par Sylvain Lapoix pour Marianne.

MODEM : Anne-Marie Comparini se retire de la vie politique

Eva longoria, la fille la plus sexy au monde !

19 09 2007
Anne-Marie Comparini, ancienne présidente UDF de la région Rhône-Alpes, va annoncer son retrait de la vie politique dans un entretien au quotidien Le Progrès, à paraître mercredi 19 septembre. Le site de La Tribune de Lyon dévoilait cette information dès mardi.


Anne-Marie Comparini, conseillère régionale sous l'étiquette Mouvement démocrate (Modem), devait être la tête de liste du parti de François Bayrou aux prochaines municipales à Lyon. Elle était restée fidèle au président de l'UDF-Modem au moment où plusieurs députés du groupe choisissaient de rallier le Nouveau Centre d'Hervé Morin. Députée de la première circonscription du Rhône depuis 2002, elle avait payé ce soutien par une éviction dès le premier tour des législatives en 2007.

Agée de 60 ans, elle avait été l'attachée parlementaire de Raymond Barre de 1975 à 2001, puis son adjointe à la mairie de Lyon de 1995 à 2001. En 1999, elle avait succédé à Charles Millon à la présidence de la région Rhône-Alpes, après l'élection de ce dernier par des voix du Front national.

MODEM : Municipales 2008 : Delanoë appelle Bayrou à choisir

Votre PORTABLE sur MESURE

19 09 2007

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë (Reuters)

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë (Reuters)

"La question du Modem, c'est eux qui doivent la résoudre: sont-ils avec les forces conservatrices ou les forces du mouvement ?", demande le maire de Paris.



Le maire PS de Paris, Betrand Delanoë, a appelé le parti de François Bayrou, le Mouvement Démocrate (MoDem), à clarifier sa stratégie électorale avant les municipales de mars 2008, notamment à Paris, lors de l'ouverture de la journée parlementaire socialiste, lundi 17 septembre.
"Le Modem est un parti qui ne veut pas être clair politiquement. La question du Modem, c'est eux qui doivent la résoudre: sont-ils avec les forces conservatrices ou les forces du mouvement ? Les forces du mouvement, c'est nous", a lancé Bertrand Delanoë à propos d'une éventuelle alliance avec les centristes à Paris.
"Nos partenaires naturels sont les forces progressistes", a-t-il ajouté, rappelant que ses alliés Verts avaient fait le choix d'une liste autonome.

"Paris est ouvert, incertain"

Le maire de Paris a, par ailleurs, estimé que sa réélection en mars 2008 était loin d'être acquise d'avance, malgré un récent sondage qui crédite ses listes de 47% au 1er tour, contre 33% pour celles de la candidate UMP Françoise de Panafieu.
"Paris est ouvert, incertain", a-t-il dit.
Marielle de Sarnez, chef de file de l'UDF-MoDem pour les municipales à Paris, a confirmé lundi que son parti présenterait "une liste par arrondissement" dans la capitale, tout en se réjouissant d'être "courtisée" par l'UMP et la gauche.

dimanche 3 juin 2007

Candidate MoDem 74 en colère, 3ème circonscription : Angélique Ballet-Baz

www.scarlett-johansson.eu

03 06 2007
L'instant politique est de la plus haute importance. 

Choisir un candidat ou une candidate c'est choisir des idées et des méthodes
Pour bien connaître les candidats qui se proposent, il faut que des passerelles se créent entre vous et eux.
Ces passerelles sont les visites sur le terrain, sur les marchés, les rencontres, les lettres, les positions, le courrier de la préfecture que chacun reçoit et qui contient les circulaires (format réglementaire A4), les affiches collées par les militants...
Au gré des possibilités, des opportunités, au fil du temps qui passe trop vite (environ 3 semaines officiellement pour convaincre 86 579 électeurs), la campagne permet un certain nombre de contacts plus ou moins significatifs, plus ou moins superficiels ou profonds.

Est-ce juste ?...
... que l'antenne de Radio France diffuse le 7 juin prochain un débat entre 4 des candidats aux élections législatives de la vallée sans que le Mouvement Démocrate y soit représenté ? Pour mémoire, François BAYROU a obtenu 19,34 % dans cette circonscription ; il s'est classé deuxième. Ne sommes-nous pas légitimes sur notre territoire ?
... que les sortants soient surreprésentés dans la presse départementale ? Comme le disait un étudiant dernièrement, les députés sortants de la Haute-Savoie sont "fauteuillisés" par la presse. On essaie de nous faire croire qu'ils sont indéboulonnables et vissés, "peu importe les idées, pourvu qu'on ait le plus notable" rajoutait-il !
... qu'aucune analyse politique ne se fasse sur le fond de nos propositions ? Que les journalistes nous demandent des slogans, des mesures en "deux mots" sans possibilité de les mettre dans un contexte, dans le contexte, dans la vérité de leur signification ?
... qu'aucun journaliste ne prenne le temps de comprendre qui sont les candidats, en profondeur, quelles sont leurs aspirations et les méthodes qu'ils proposent ?
... que les sondages publiés cette semaine dans le Dauphiné en particulier n'aient que deux critères de choix : droite ou gauche ?

Le rôle des médias, de la presse quotidienne régionale, des radios, des télévisions
Pour faire vivre le débat d'idées, pour que les forces politiques en marche soient connues sur le fond et sur la forme, j'espérais que l'ensemble des journalistes ferait des analyses, des comparatifs, des investigations. Je pensais que pour eux, les périodes électorales locales étaient enthousiasmantes. Cela arrive. Certains médias travaillent en faveur du pluralisme, donc en faveur de la démocratie et donc de la liberté. Certains aiment la noblesse de leur métier. J'aimerais en saluer quelques-uns, rares, qui se reconnaîtront.



Quand le débat politique est verrouillé et le pouvoir protégé…
Trop peu et trop rares sont les relais qui permettent de faire passer l'idée que le pluralisme doit exister sur les bancs de l'Assemblée pour qu'il n'y ait pas une opposition systématique contre l'action de la majorité et, qu'en même temps, il n'y ait pas une majorité écrasante sourde à l'Assemblée. La France s'en verrait complètement bloquée.
Bien sûr cela nuirait aussi aux puissants réseaux qui s'autoalimentent.
Trop peu et trop rares sont les relais qui me permettent de prouver que le projet du Mouvement Démocrate que je porte est le plus cohérent grâce à l'imbrication de mesures d'accompagnement permettant un parfait équilibre aux côtés des mesures phares.
Trop peu et trop rares sont les relais qui me permettent d'expliquer que l'augmentation des heures supplémentaires doit s'accompagner d'un dégel des emplois (deux emplois sans charge par entreprise) et que sans cela certains travailleront plus mais beaucoup d'autres ne travailleront toujours pas.
Trop peu et trop rares sont les relais qui me permettent d'expliquer que l'application de la loi SRU par le Préfet dans les communes qui ne le font pas doit être complétée par l'idée d'imposer 25% de logements dits "sociaux" dans tout nouveau programme de logement. Ceci en raison du champ d'application de la Loi SRU qui ne s'étend pas à toutes les communes.
Trop peu et trop rares sont les relais qui me permettent d'expliquer que notre projet est juste parce que nos combats protègent l'avenir. La lutte contre la dette qui, finalement, ne tenait à coeur qu'à l'UDF, est déjà piétinée par la majorité toute neuve. 
Trop peu et trop rares sont les relais qui me permettent de montrer l'incroyable force des convictions portées par le Mouvement Démocrate.
 
Faut-il fermer les yeux en criant dans le désert ?
J'avais misé sur la possibilité de faire une campagne porteuse de messages forts, j'y ai mis toutes mes économies et bien davantage. Vous le voyez, finalement, de nombreux électeurs n'auront pas accès à ces messages.
Mais vous tous, lecteurs de ce courrier, si vous croyez à la force de ce projet de rassemblement, parlez-en à votre entourage, demandez-moi des argumentaires pour les convaincre, présentez-moi vos amis et familles. Il nous reste une semaine.
Meilleur(e) pour la vallée, meilleur(e) pour la France sera celui ou celle qui changera les méthodes car en politique, la forme c'est déjà le fond.
 C'est ensemble qu'à partir de maintenant et pour longtemps nous allons faire de la politique autrement et que la donne en sera changée.

Pour me contacter :

Adresse postale : BP 80034 - 74701 SALLANCHES CEDEX

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vendredi 1 juin 2007

Le Nouveau Centre entend disputer au Mouvement démocrate l'héritage de l'UDF

Eva longoria, la fille la plus sexy au monde !

01 06 2007
eçon de biologie à l'Assemblée nationale. Au 2e sous-sol du Palais-Bourbon, mardi 29 mai, la presse est conviée à une expérience de scissiparité du centre. Dans le rôle du laborantin, Hervé Morin, président du groupe sortant des députés UDF, entouré d'une dizaine de parlementaires centristes parmi ceux qui ont préféré revenir dans le giron de la majorité présidentielle plutôt que de suivre François Bayrou sur la voie de l'indépendance.

En attendant le congrès constitutif du Nouveau Centre prévu à l'automne, c'est sous l'étiquette "Parti social libéral européen" que seront présentés 84 candidats au premier tour des élections législatives. "Avec un bon espoir d'obtenir au moins vingt-cinq députés", annonce M. Morin.

La conférence de presse est expédiée. Les documents distribués dans une chemise cartonnée au logo du Nouveau Centre tiennent en un quatre-pages, un bulletin d'adhésion et trois coupures de presse. "Nos idées" reprennent en quelques points brossés à la hâte les thèmes défendus par M. Bayrou pendant la campagne présidentielle. "Nous restons fidèles à nos convictions", expliquent ainsi les élus de l'UDF qui ont rejoint Nicolas Sarkozy, mais "nous voulons rendre utiles les 7 millions de voix centristes" qui se sont portées sur M. Bayrou, le 22 avril.

INSISTANCE À DÉNIGRER

Derrière ce discours destiné à justifier le retournement de l'entre-deux-tours perce néanmoins le malaise. "Ce choix n'est ni un reniement ni un ralliement", insiste M. Morin. Récompensé d'un poste de ministre de la défense, il se défend de tout "complot" ou "négociation souterraine".

"Nous sommes l'UDF", renchérit André Santini. Le député des Hauts-de-Seine, qui avait soutenu M. Sarkozy dès le premier tour de la présidentielle, "tape" sur l'ancien candidat centriste, auquel il reproche de n'avoir "pas su négocier pour les siens des postes de responsabilité après le résultat qu'il avait obtenu au premier tour". Il dénonce sa "stratégie personnelle" et raille le Mouvement démocrate constitué dans l'élan de la campagne présidentielle : "Le MoDem, c'est une autre espèce de parti, c'est un parti sans élus et bientôt sans électeurs, lance-t-il. C'est peut-être intéressant d'un point de vue virtuel, cybernétique, mais ce n'est pas notre façon de concevoir la politique."

Mais cette insistance à dénigrer ses anciens amis, ainsi que l'engagement pris à soutenir dans toutes les circonscriptions les candidats de l'UMP, sèment le trouble jusque parmi les députés centristes ayant rompu avec M. Bayrou. Plusieurs d'entre eux, parmi lesquels, notamment, Philippe Folliot et Jean Dionis du Séjour, ont ainsi refusé d'associer leur signature à la tribune du "pôle centriste du président" publiée dans Le Monde du 30 mai. Quant à Pierre Albertini, député sortant et maire de Rouen, il préfère n'être d'aucun parti et se démarque de M. Morin, "dont les propos et les actes récents ne correspondent pas à ma conception de la politique".

jeudi 24 mai 2007

François Bayrou lance

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24 05 2007

Le Mouvement démocrate organise un meeting ce jeudi au Zénith à Paris. Il présente 535 candidats aux législatives.

 

François Bayrou, lâché par la plupart des députés UDF malgré son score de 18,57% au premier tour de la présidentielle, lance jeudi 24 mai la campagne législative de son nouveau parti, le Mouvement Démocrate (MoDem), lors d'une réunion publique au Zénith à Paris.
L'ex-candidat UDF retrouvera la salle où il avait tenu, le 21 mars, après deux mois de percée dans les sondages, le premier grand meeting parisien de sa campagne présidentielle, entouré alors de nombreux élus UDF.

Seulement cinq sortants

Aujourd'hui sur les 535 candidats du MoDem aux législatives, un record depuis la création de l'UDF en 1978, seuls cinq sont des députés UDF sortants (sur 29). Et encore, trois d'entre eux, affichent-ils une certaine discrétion leur nouvelle étiquette.
Ce sont donc des nouveaux-venus qui animeront la première partie de la réunion publique: de nouveaux adhérents à cette formation qui en revendique "70.000" et des candidats aux scrutins des 10 et 17 juin qui viendront expliquer leur engagement dans le parti du centre "indépendant". (avec AFP)

mercredi 23 mai 2007

Emmanuel Morucci candidat UDF Mouvement démocrate dans la 5e circonscription du Finistère

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23 05 2007
Emmanuel Morucci
Emmanuel Morucci

Emmanuel Morucci, sociologue, 51 ans, habite Guipavas. Il est le candidat du MoDem, le Mouvement démocrate de François Bayrou dans la 5 e circonscription du Finistère: Guipavas, Landerneau, Landivisiau, Lesneven, Lannilis, Plouguerneau, Plouescat. Son suppléant est Albert Sparfel originaire de Lesneven.

Emmanuel Morucci place son action dans a reconnaissance du pluralisme, de l'ouverture, de la participation. Une de ses action prioritaire sera d'ailleurs la rechercher, en permanence, sur les dossier les plus complexes du consensus. Emmanuel Morucci « veux rompre avec les pratiques actuelles qui opposent les uns aux autres : les agriculteurs à l'environnement, l'Europe à la France, les ruraux aux citadins, etc� Ma manière de faire la politique nécessite beaucoup de proximité, une attention particulière, une écoute et la volonté de représenter les électeurs et accompagner leurs projets et leurs attentes ».

L'agriculture, l'environnement et l'Europe

Dans cette grande circonscription à la fois rurale et urbaine,(elle comprend en partie Brest Métropole océane), les problématiques sont diverses et complexes. Emmanuel Morucci apporte des réponses précises tant au niveau du développement économique avec les créations d'emploi et l'appui a apporter aux créations d'entreprises que de l'installation de jeunes agriculteurs, du maintien des exploitations ou la préservation du foncier agricole. « Je donnerai les moyens dont l'Education Nationale a besoin et notamment apporter une aide personnalisée aux enfants scolarisés ». Il souhaite aussi valoriser la recherche et adapter l'enseignement et les formations aux besoins de notre région. La solidarité et la politique de santé sont des champs importants de son action tant à l'égard des familles avec la garde des enfants, des personnes âgées (retraites à revaloriser, structures d'accueil, accompagnement de la dépendance), des personnes handicapées et leur insertion dans la vie sociale et des personnes en difficulté par leur insertion.

l'identité bretonne, les langues régionales et la construction européenne.

Emmanuel Morucci est favorable à la signature de la charte des langues régionales en Europe par la France : « il n'y a pas d'ambiguité constitutionnelle »., il appartient aux député de prendre le dossier à bras le corps.

La construction européenne est bien sûr pour lui une grande priorité de sa campagne (il est fondateur de la maison de l'Europe de Brest et Bretagne ouest): « Avec moi, l'Europe ne sera pas la cause de tous les maux, comme certains voudraient le faire croire. Je porterai et défendrai les projets de notre circonscription afin de les voir se réaliser en adéquation avec le projet européen ».

Emmanuel Morucci, candidat de l'UDF Mouvement démocrate dans la 5e circonscription du Finistère (Landerneau, Landivisiau, Guipavas, Lesneven, Plouguerneau, Lannilis, Plouescat, le Relecq-Kerhuon. Voir le site

Investitures du mouvement démocrate: Nicole Bouteau à l'ouest, Henriette Kamia à l'est

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23 05 2007
(Tahitipresse) - Le mouvement démocrate, parti de François Bayrou, créé le 10 mai dernier, a investi Henriette Kamia, du Fetia Api, à l'est, pour les élections législatives. Sur la côte ouest, pour le même scrutin, le nouveau parti a donné son investiture à Nicole Bouteau, la présidente de No Oe e Te Nunaa.

Interrogée, lundi soir, sur RFO TéléPolynésie, Henriette Kamia (Fetia Api), candidate aux Législatives sur la côte est, a indiqué qu'elle avait bien reçu l'investiture du MoDem, le mouvement démocrate de François Bayrou, mais qu'en revanche, l'autre candidate du Fetia Api, Thilda Fuller, sur la côte ouest, ne l'avait pas obtenue, celle-ci revenant finalement à Nicole Bouteau, de No Oe E Te Nunaa.
L'information a été confirmée, mardi matin, par l'entourage de Nicole Bouteau: "Effectivement, Olivier Mothe (ndlr, représentant du mouvement démocrate, en Polynésie) nous a appelé, lundi matin, pour nous annoncer cela. C'était une surprise parce ce que nous ne l'avions pas demandé. Cela figure, paraît-il, déjà sur leur site internet, mais nous n'avons pas encore reçu de documents officiels à ce sujet".
Depuis plusieurs années, l'UDF, à la tête duquel se trouvait François Bayrou, avait passé des accords avec le Fetia Api, les candidats de ce parti se présentant régulièrement aux écheances nationales sous l'étiquette UDF.

Communiqué de Patrick Pont candidat UDF-Mouvement Démocrate: «Quel est le sens de ma candidature ?»

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23 05 2007

 Je suis le Maire d’un village du Pays d’Olmes dont les habitants souffrent d’un dramatique problème d’emploi, conséquence d’une politique économique désastreuse de la part de tous les Gouvernements qui se sont succédés depuis les trente dernières années.

Mes origines et mes convictions font que je suis sensible au sort des plus faibles et que je suis conscient qu’il faut une politique davantage respectueuse et généreuse pour ceux qui sont victimes des dégâts de la mondialisation et des délocalisations. Qui soit également respectueuse de notre cadre de vie et de sa préservation.

La guerre que se livrent la Droite et la Gauche depuis trop longtemps est en partie responsable de cet immobilisme, où chacun s’emploie à détruire ce qu’a fait l’autre.
Durant la campagne présidentielle, la Gauche et la Droite se sont livrées une bataille sans merci, «projet contre projet» disaient elles. Ce fut un affrontement sévère.

Le 6 Mai, la Droite a gagné et le nouveau Président va chercher à s’assurer au Parlement d’une majorité qui lui donne les mains libres et le pouvoir le plus étendu.
La Gauche, battue encore une fois, va essayer de se venger de sa défaite dans les urnes au cours du «troisième tour» que constituent les Législatives.

Comme toujours, nous allons assister aux invectives, aux déchirements, aux divisions alors que le Pays aspire à se rassembler.
Avec comme résultat prévisible, la victoire d’un camp sur l’autre. Avec comme perspective, le pouvoir absolu d’un système, la domination des uns sur les autres.

Le Président du Conseil Général s‘est bruyamment réjoui que l’Ariège soit, une nouvelle fois, le Département le plus socialiste de France.
On ne peut le contester puisque tous les Parlementaires, la quasi totalité des Conseillers Régionaux et des Conseillers Généraux Ariégeois sont socialistes.

C’est certes un record mais est-ce un critère de dynamisme et de prospérité pour l’Ariège ?

Les Ariégeois vivent sous le même système, sous le même couvercle, sous la même hégémonie socialiste depuis des décennies et des décennies au point que cela en devient oppressant. Est-ce que pour autant, l’Ariège a profité de cette occupation de tous les postes de responsabilité par les Socialistes ?

La réponse est non. Même lorsque leurs amis ont été au pouvoir, sous les gouvernements Mitterrand ou Jospin, ils n’ont en rien empêché la désindustrialisation de la Haute Vallée de l’Ariège et les milliers de licenciements dans le Textile du Pays d’Olmes. L’immobilisme et la défense de leurs privilèges semblent les moteurs de leur action.

Pendant ce temps, l’économie du Département stagne et les emplois partent ailleurs. Plus grave, les socialistes ariégeois n’ont pas su anticiper la crise industrielle pourtant prévisible, ni prévoir la modernisation ni les reconversions nécessaires.

Il faut des femmes et des hommes nouveaux qui ne soient liés ni au système socialiste ariégeois ni au système UMP qui s’installe à Paris ces jours prochains afin de faire renaître l’espoir en Ariège.

Il apparaît urgent que soient réunies toutes les bonnes volontés républicaines, toutes les compétences d’origine et de sensibilités différentes sans affrontement partisan, sans querelles du passé, sans le poids de partis au fonctionnement démodé. C’est ce que j’essaie de faire dans ma commune.

François BAYROU que j’ai soutenu, a souhaité être un homme de rassemblement à la parole libre qui s’appuie sur des valeurs républicaines fortes de tolérance, de respect dans l’autorité, de tradition sociale européenne et laïque. Je partage ces valeurs.

Comme lui, au sein du Mouvement Démocrate, je souhaite soutenir tout ce qui pourra être fait par un Etat enfin devenu impartial afin que la vie soit meilleure et moins dure pour chacun en Ariège comme en France. Et être vigilant pour dénoncer tout ce qui serait susceptible de porter atteinte au progrès social et démocratique.

Là où, je suis élu, dans le Canton de Lavelanet, je me bats afin que nous ne soyons pas écrasés par le pouvoir sans partage d’un seul parti.
Si je suis élu à l’Assemblée Nationale je ferai de même afin que la Liberté, l’Egalité et la Fraternité soient préservées et renforcées à tous les niveaux.

Avec Roswitha COUSIN qui sera ma suppléante dans cette élection, nous allons aller à la rencontre, non seulement des 7500 électeurs qui ont fait confiance à François BAYROU le 22 avril dernier dans la première circonscription mais plus largement encore, nous allons réunir les suffrages de toutes celles et tous ceux qui souhaitent qu’un air neuf vienne aérer et revivifier la démocratie en Ariège.

Par email, Patrick PONT, Maire de Villeneuve d’Olmes, Candidat UDF-Mouvement Démocrate, première circonscription de l’Ariège
http://patrickpont.over-blog.fr

mardi 22 mai 2007

Le Mouvement Démocrate, un parti "libre et indépendant"

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22 05 2007

François Bayrou était l’invité de Serge Moati lors de l’émission de France 5, Ripostes. Il a décliné son credo pour les prochaines élections législatives : être un homme libre, dirigeant un parti libre et indépendant. Le Mouvement démocrate ne sera pas un parti « charnière », qui se vendra à l’un ou l’autre en échange de quelques voix. François Bayrou admet qu’il est en position difficile, il en accepte l’augure. Et repart au combat avec la foi du charbonnier.

A la question de Serge Moati sur ses sentiments pendant la campagne, s’il y « croyait », François Bayrou a répondu qu’il pensait, porté par des millions de Français, figurer au deuxième tour. C’est aujourd’hui le passé, François Bayrou souhaite se tourner vers l’avenir en pensant aux personnes qui sont en phase avec son discours.

Il en veut pour preuve l’évocation il y a une semaine de la naissance du Mouvement démocrate. A l’heure de l’émission, cinquante deux mille personnes avaient répondu à son appel en se pré-inscrivant au Mouvement démocrate qui portera le surnom de Modem, conformément aux désirs des internautes. C’est une nouvelle force qui naît dans la politique française. François Bayrou considère que c’est extrêmement important pour la société fracturée que nous vivons aujourd’hui.

François Bayrou analyse le vote porté sur Ségolène Royal uniquement comme un réflexe de vote utile à gauche. Selon lui, le score de Nicolas Sarkozy est remarquable à tous égards au premier tour. Le second ne vient que confirmer une tendance lourde. Malgré tout, le président de l’UDF insiste sur le choix des thèmes de campagne du chef de l’UMP et nouveau président de la République. Ce n’étaient pas selon lui des « thèmes de la droite républicaine française. »

Après cette campagne présidentielle, il convient d’embrayer sur celle des législatives. C’est là que François Bayrou veut désormais compter. Il explique qu’il y a maintenant non plus deux familles politiques principales mais trois. Il le sait, il en est convaincu et l’a prouvé lors du scrutin qui vient de s’achever. Il affirme que son choix de vie est désormais d’ « effacer le mur de verre qui sépare pour chaque élection de manière artificielle et caricaturale les uns et les autres. » pour que nous puissions détenir en France une majorité plus juste, plus centrale, plus rassembleuse.

François Bayrou se dit une nouvelle fois convaincu que pour résoudre les problèmes principaux du pays, il faut être capable de faire travailler ensemble des gens différents. Certes, concède-t-il, ce n’est pas une habitude française. Mais voit-on, continue-t-il, le problème des banlieues se résoudre camp contre camp ? Dans ces endroits où la jeunesse se désespère, où le chômage touche 40% de la population qui se sent abandonnée. On a besoin d’une autre famille politique pour régler ces problèmes qui déchirent la société française, une famille que représentera le Mouvement démocrate.

En élargissant la perspective des banlieues, François Bayrou observe que près de la moitié, 46% exactement, des électeurs ont voté contre quelqu’un au deuxième tour. Les Français ont voté par rejet de l’autre candidat. Il rêve maintenant que ces Français puissent voter pour. C’est ainsi qu’il appelle à renouveler le paysage politique français en présentant dans les cinq cents soixante dix-sept circonscriptions un candidat ou une candidate qui porteront le projet de renouvèlement porté par François Bayrou.

Au premier tour de cette élection législative, chacun ira, portant les couleurs du Modem. « Nous verrons ensuite quels sont les candidats qui peuvent se maintenir au deuxième tour. » Il ajoute que c’est le pire des scrutins pour le Mouvement démocrate. Mais cela ne l’empêchera pas de poursuivre l’objectif principal : parvenir à un meilleur équilibre des pouvoirs. Et au moins contenir ce qui ressemblera sans doute à un raz-de-marée UMP. François Bayrou ne l’estime d’ailleurs pas sain pour nos institutions et la vie politique en général. L’UMP détiendra tous les leviers de commandes de l’exécutif, la majorité dans les deux assemblées, il faut des contre-pouvoirs qu’est en capacité d’apporter le Mouvement démocrate.

Il ajoute qu’une formation politique qui a obtenu sept millions de voix au premier tour d’une élection présidentielle doit pouvoir être représentée à l’Assemblée nationale. Cette volonté de François Bayrou ne signifie nullement qu’il transigera. S’il l’avait voulu, il aurait été voir le vainqueur la tête basse. Mais François Bayrou croit à autre chose. Il ne souhaite pas changer de convictions en cours de route, entre une élection et une autre. Chaque pouvoir doit avoir son contre-pouvoir, c’est ainsi que chaque démocratie conçoit sa vie publique, pourquoi n’en serait-il pas ainsi en France ?

A propos du centre lui-même, François Bayrou éclate de rire quand on évoque devant lui les concepts de centre-gauche et centre-droit. La caractéristique du centre est d’être au centre. C’est se sentir prêt, par définition, à travailler, capable de discuter avec les uns et les autres. Un vrai centre, selon François Bayrou, n’est pas obligé de ne regarder que d’un seul côté. C’est la raison pour laquelle il a décider de résister. Quand on subit des pressions, explique-t-il, on le choix, céder ou résister. Lui se définit comme un homme qui résiste. C’est ainsi qu’il fallait entendre son discours au Conseil national du jeudi 10 mai à la Mutualité.

Il souhaite créer une nouvelle alternative politique. Une nouvelle approche de la société. Et pour ce faire, rendre possible l’élection d’hommes et de femmes qui ne voteront pas forcément pour ou contre. Il n’y aura pas de vote automatique au Modem. C’en est la raison d’être. Cela dépendra des textes proposés. L’on votera oui si la Loi parait juste et apte à apporter une ou des solutions aux problèmes des français. On votera non si elle est germe de conflits à l’intérieur du peuple français.

François Bayrou ne veut pas de robots dans son groupe de parlementaires, s’il parvient à en créer un. Chaque élu votera en conscience, c’est là la moindre des libertés que l’on devrait accorder à un député consacré par le suffrage universel.

Pour les élections municipales à venir dans un an, il faudra qu’il y ait des alliances différentes selon les municipalités. Un maire, selon François Bayrou, dépasse son bord. C’est même la vocation d’un homme ou d’une femme politiques que contourner les frontières de son propre camp pour rassembler. François Bayrou demandera à chacun de ses candidats de regarder quel est le meilleur possible pour occuper la fonction. Il y aura évidemment des majorités différentes, c’est ainsi que cela se pratique dans tous pays démocratiques. En Allemagne, les Verts gouvernent dans certains Länder avec la droite et dans d’autres avec la gauche.

Dans toutes les petites communes, là où les gens sont au contact des réalités, cela fonctionne ainsi, assène François Bayrou. A Marseille, deuxième ville française, Jean-Claude Gaudin fut l’adjoint de Gaston Deferre. Ce sont là des réalités locales, tient pourtant à rappeler François Bayrou qui ne veut pas reproduire au plan local des combats nationaux.

Pour en revenir à ces combats nationaux justement, Nicolas Sarkozy, remarque-t-il, n’a jamais eu de mots assez durs pour conspuer la méthode qu’il proposait aux français d’union nationale. Une fois arrivé au pouvoir, que ne fait-il pas... Dans son cas, c’est beaucoup plus difficile à réaliser, constate François Bayrou qui ajoute que ce n’était pas ce qu’avait promis Nicolas Sarkozy aux Français. Lui l’aurait fait de manière différente. Il avait annoncé avant l’élection qu’il travaillerait ainsi, pour ne pas avoir à trahir sa parole. Mais concède François Bayrou, si Nicolas Sarkozy agit ainsi pour le bien du pays, il ne peut que saluer son geste et lui souhaiter que cela réussisse.

François Bayrou ne se sent pas en situation d’opposition face à Nicolas Sarkozy. Il veut être constructif. Tout en gardant sa liberté d’appréciation des actes de chacun dans la prochaine mandature. Il ne pense pas à 2012. Il souhaite pour la France qu’il a diagnostiquée comme malade, qu’il réussisse, parce qu’il aime son pays. Il sera de ceux qui l’applaudiront si cela va dans le sens d’un apaisement des tensions persistantes dans la société française.

Il conclut sur la dignité qu’il convient de conserver devant le verdict du suffrage universel. « Aurais-je été digne des sept millions de français qui ont voté pour moi si j’avais été immédiatement vers les vainqueurs déposer les armes. Je souhaite être une alternative à Nicolas Sarkozy. Le parti socialiste ne répond plus aux attentes des français. C’est la raison pour laquelle je me pose aujourd’hui comme le seul portant un choix crédible et indépendant. » France 5

lundi 21 mai 2007

Le Mouvement démocrate de François Bayrou sera, de 2007 à 2012, le PSU de Michel Rocard

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21 05 2007

Le Mouvement Démocrate comptabiliserait 70.000 pré-adhésions. Un grand rassemblement aura lieu le jeudi 24 mai au Zénith de Paris où les candidats aux législatives seront présentés aux adhérents. Les sondages créditent le parti de François Bayrou de 0 à 4 députés. Et si ce parti était contraint d’être uniquement un laboratoire d’idées jusqu’en 2012, une espèce de bouillon de culture politique?

Je vais vous conter une histoire (toutes ressemblances avec la réalité n’est pas le fruit du hasard) : en avril 1960, le Parti socialiste autonome, composé de dissidents de la SFIO, l’Union de la Gauche autonome, créée par des chrétiens de gauche et un groupe dissident du PCF, créaient le PSU.

Peu de points communs entre ces trois entités sauf leur opposition à la guerre d’Algé