jeudi 27 septembre 2007

Hollande et Bayrou parlent de convergences sur les institutions

27 09 2007
PARIS (Reuters) - François Hollande et François Bayrou ont débattu à l'Assemblée nationale de la future réforme des institutions et fait état de points de convergence face à la droite.

Cinq mois après le débat télévisé entre Ségolène Royal et François Bayrou, le premier secrétaire du Parti socialiste et le fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) ont posé ensemble pour les photographes, discuté côte à côte pendant 45 minutes à huis clos mais livré leurs conclusions à la presse séparément.

Au terme de cette rencontre inédite, ils ont insisté tour à tour sur le contenu institutionnel de leur discussion, à l'heure où se pose la question d'éventuelles alliances électorales en vue des élections municipales de mars prochain.

La réunion a porté "exclusivement sur les institutions", a déclaré le dirigeant centriste. "Cela n'a porté que sur ce seul sujet (...) N'en tirez pas d'autres conclusions", a renchéri François Hollande.

"C'est un message adressé au président de la République et au gouvernement (...) Voilà nos priorités", a déclaré François Bayrou devant les caméras. "S'il n'y a pas de réponses à ces exigences-là, naturellement nous nous opposerons (à la réforme) En tout cas, moi je m'opposerai. Le Parti socialiste décidera ce qu'il veut", a-t-il prévenu.

Si les deux partis peuvent se mettre d'accord sur "le cadre de la République" mais "sans rien effacer de leurs divergences sur la politique économique et sociale (...) ça peut être utile" pour le pays, a affirmé François Hollande. Pour renforcer la démocratie, "nous ne sommes jamais assez nombreux", a-t-il dit.

Selon le premier secrétaire du PS, la droite n'est pas sûre d'avoir la majorité des 3/5 requise pour faire passer la réforme constitutionnelle lors de la réunion du Parlement en Congrès et l'opposition n'est pas sûre d'avoir la minorité nécessaire.

"Il y aura donc un enjeu", a reconnu François Hollande, déniant au MoDem, qui ne compte que quatre députés à l'Assemblée nationale, le statut de charnière.

"Ceux qui ont le rôle pivot, ce sont ceux qui ont 204 députés et 100 sénateurs", avait-il fait valoir dans la matinée lors d'un point de presse au siège du PS.

Sans envisager un "texte commun", les deux formations ont trouvé des "points de convergence sur des progrès décisifs", notamment la réforme du mode de scrutin législatif, afin d'y introduire une part de proportionnelle, l'élargissement des droits des citoyens ou l'indépendance de la justice, a expliqué François Bayrou.

La possibilité d'une intervention du chef de l'Etat devant le Parlement pourrait cependant constituer une pierre d'achoppement entre les deux formations.

"Nous, nous considérons que Nicolas Sarkozy n'a pas besoin d'un lieu d'expression supplémentaire", a estimé François Hollande. Le MoDem n'y voit pas un "crime de lèse majesté" mais concède qu'il faut "progresser sur ce sujet" avec le PS.

D'autres rencontres entre les deux hommes ne sont pas prévues pour l'instant, a-t-on précisé dans leur entourage respectif.

Source : lemonde.fr

 

jeudi 20 septembre 2007

François Bayrou renoue des contacts discrets avec d'anciens partenaires

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20 09 2007
n quart d'anciens adhérents de l'UDF, trois quarts de nouveaux adhérents du Mouvement démocrate (MoDem). C'est la recette du cocktail qui forme le public du "forum démocrate" qui se tient à Seignosse (Landes), du 14 au 16 septembre. "C'est le premier moment de la construction d'un mouvement politique nouveau", a déclaré François Bayrou en ouverture de ces trois jours de discussions qu'il clôturera lui-même par un discours dimanche.

A ceux qui s'inquiètent du risque de disparition du "socle" centriste dans le "mouvement nouveau", l'ancien candidat à l'élection présidentielle prend soin de préciser qu'il ne s'agit pas de solder les comptes avec sa famille d'origine. "Je ferai tout ce que je peux pour être un fédérateur", souligne-t-il, persuadé qu'une partie de cette sensibilité ne peut se retrouver dans les choix revendiqués par Nicolas Sarkozy.

De rendez-vous discrets en rencontres informelles, il a commencé à renouer des contacts avec certains de ses anciens partenaires. C'est au Lao Tseu, un restaurant chinois du 7e arrondissement, qu'à deux reprises il s'est attablé avec Pierre Méhaignerie, un des anciens dirigeants de l'UDF ayant fait le choix de l'UMP en 2002 et qui y occupe la fonction de secrétaire général. Les deux hommes se sont livrés à un tour d'horizon de la situation politique avant de convenir de se revoir dans une formation plus élargie.

La deuxième rencontre a eu lieu mardi 11 septembre, au même endroit. Autour de la table, ils étaient huit, cette fois. Avec M. Bayrou, le sénateur du Rhône Michel Mercier, président du groupe UC-UDF du Sénat, et trois autres sénateurs : Jacqueline Gourault (Loir-et-Cher), Jean-Jacques Jégou (Val-de-Marne) et Denis Badré (Hauts-de-Seine). M. Méhaignerie était accompagné d'Yves Bur, député du Bas-Rhin et vice-président de l'Assemblée nationale, et de Marc-Philippe Daubresse, député du Nord et ancien ministre délégué au logement.

"PARLER AVEC TOUT LE MONDE"

"On ne peut pas faire un grand centre s'il n'y a qu'une partie du centre", est convaincu M. Mercier, un des principaux artisans de cette perspective de "rassemblement des centres". Pour avancer dans cette voie, le "groupe du Lao Tseu" est convenu de mettre sur pied une initiative publique, dont la forme n'a cependant pas encore été définitivement arrêtée. S'ils parviennent à un accord, il reviendrait à des grandes figures de ce courant de pensée, tels Michel Albert, Jean Boissonnat ou Michel Camdessus, de se charger de l'invitation dans le cadre d'un débat public.

Depuis la rentrée, M. Bayrou a également rencontré d'autres personnalités de la majorité, parmi lesquelles Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé. Le député des Pyrénées-Atlantiques ne cache pas avoir de l'"estime" pour le maire de Bordeaux, qui a dû quitter le grand ministère de l'environnement que lui avait confié Nicolas Sarkozy après sa défaite aux élections législatives.

Au cours de cet échange dans un restaurant proche des Invalides, il n'a cependant pas été question des prochaines élections municipales et de la position qu'adopterait le MoDem si l'ancien premier ministre décidait de se représenter.

"A partir du moment où on a prouvé son indépendance, et on a payé pour ça, on peut parler avec tout le monde", répond M. Bayrou quand on lui demande si ces rencontres préfigurent d'éventuelles alliances. Pour preuve, il a également lancé une invitation au premier secrétaire du PS, François Hollande, à discuter des institutions.

mercredi 19 septembre 2007

MODEM : Face au sarkozysme, le créneau démocrate

Votre PORTABLE sur MESURE

19 09 2007

Il faut avoir la foi chevillée au corps pour se lancer, comme le fait François Bayrou, dans la constitution d'une offre politique nouvelle qui ne soit ni de gauche ni de droite. Que le centre soit, en France, un vaste réservoir à électeurs, personne ne le conteste. Et surtout pas le Parti socialiste, qui, depuis l'effondrement du Parti communiste, n'a guère d'autre solution que de faire oublier son passé révolutionnaire. Mais que le centre puisse se constituer en force autonome, capable de rivaliser avec l'UMP et le PS, ressemble, dans les institutions de la Ve République, à une mission impossible. Ce qui s'est passé lors de la dernière élection présidentielle en est l'illustration la plus cruelle. Avant le premier tour, François Bayrou était la coqueluche des sondages, le candidat qui montait, celui qui, par une habile alchimie, réussissait à agglomérer sur son nom un triple vote anti-Sarkozy, anti-Royal, antisystème. Le score qu'il réalise le soir du 22 avril - 18,57 % des suffrages exprimés - est bon. Il représente le triple de celui qu'il avait obtenu en 2002 (6,95 %). Mais ce résultat à deux chiffres signe en même temps le début de la fin. A partir du moment où François Bayrou est incapable de figurer au second tour de l'élection présidentielle, c'est comme s'il avait cessé d'exister. Ses soutiens l'abandonnent pour rallier le vainqueur. Ses amis le trahissent pour entrer au gouvernement. Au drame politique s'ajoute l'épreuve humaine. A l'heure des additions, les comptes sont cruels. Le Modem, combien de divisions ? 4 députés contre 29 UDF dans la précédente législature. Quelle gamelle !

Pour expliquer l'échec, on pourrait bien sûr invoquer le jeunisme de ce centre nouveau, qui, après des années de compagnonnage avec la droite, a forcément besoin de temps pour s'émanciper. « Le centre n'est qu'une posture petite-bourgeoise », disait avec mépris François Mitterrand pour qualifier les élus de cette mouvance politique, qui, tout en ayant le coeur à gauche, ont les pieds solidement ancrés à droite. Mais l'explication n'est qu'à moitié satisfaisante. Avant François Bayrou, un autre centriste « émancipé », c'est-à-dire ni de droite ni de gauche, avait déjà tenté l'aventure présidentielle et s'était heurté exactement aux mêmes difficultés. C'était en 1965, Jean Lecanuet, que François Mauriac n'avait pu s'empêcher de rabaisser au rang de « Kennedillon », avait démarré la campagne du premier tour avec 2 % ou 3 % d'intentions de vote à peine. Puis, il s'était mis à grimper grâce à un discours simple, un bon sourire, une bonne maîtrise de la télévision et une campagne d'affichage efficace. Les 15 % qu'il obtint au premier tour créèrent l'événement et contribuèrent à l'impensable : la mise en ballottage du général de Gaulle, mais ils ne furent en aucun cas un ticket pour l'avenir. A partir du moment où le match du second tour se concentrait entre de Gaulle et Mitterrand, le centre n'existait plus.

Alors condamné d'avance François Bayrou ? Sans aucun doute si son objectif est bien d'imposer dans le pays une troisième force. Tant que les institutions resteront ce qu'elles sont, le tripartisme n'aura aucune chance de s'enraciner. L'évolution de ces dernières années a, au contraire, conduit à une bipolarisation dont ont su pleinement profiter le PS et l'UMP.

Mais il se pourrait bien que le calcul de François Bayrou soit d'une autre nature. « Si nous avions gagné l'élection présidentielle, une vague orange aurait immédiatement crée un équilibre nouveau dans le pays », répète-t-il à ses troupes. Autrement dit, l'objectif du président du Modem n'est pas d'installer une troisième force. Il est de profiter de l'élection présidentielle, dont le premier tour est un vrai scrutin proportionnel, pour détrôner l'un ou l'autre membre du duopole actuel et imposer le Mouvement démocrate. Compte tenu de sa solitude actuelle, le rêve peut paraître encore plus fou que le précédent. Il mérite pourtant qu'on s'y arrête parce qu'il met au jour deux interrogations majeures soulevées par les résultats du scrutin de 2007.

La première concerne la nature du sarkozysme et par là même sa durée de vie. Tropisme américain beaucoup plus affirmé que ses prédécesseurs, attitude décomplexée vis-à-vis de l'argent et de ce que François Bayrou appelle le « monde du Fouquet's ». Nicolas Sarkozy est en rupture avec la tradition française dans les valeurs qu'il incarne. Il l'est aussi dans sa pratique du pouvoir. Il pousse beaucoup plus loin que Valéry Giscrard d'Estaing sa domination sur Matignon ; il bouscule beaucoup plus que les autres présidents l'équilibre des pouvoirs. Comme l'explique le constitutionnaliste Dominique Rousseau, « le président a tendance à prendre la place de tout le monde. Il encourage la fusion entre le chef et le peuple, ce qui peut mener à terme à la confusion, voire au despotisme » (1). S'agit-il d'une évolution profonde du système politique français ou d'un épisode néobonapartiste lié aux troubles nés de la mondialisation ? François Bayrou, en tout cas, prend date et offre une alternative. Au modèle du chef fusionnel et passionnel, il oppose celui du chef d'orchestre raisonné et raisonnable qui lui semble davantage ancré dans la tradition française. « L'absolutisme présidentiel est un handicap, un facteur de retour en arrière pour notre pays », explique-t-il en se faisant l'ardent défenseur de la séparation des pouvoirs.

La seconde interrogation touche à la capacité du Parti socialiste à surmonter son troisième échec présidentiel d'affilée. S'il y parvient, François Bayrou n'aura guère d'espace pour incarner une alternative crédible à Nicolas Sarkozy. S'il échoue, en revanche, rien n'est impossible. En politique, les mots ne sont jamais anodins. Aujourd'hui, le président du Modem s'affiche moins centriste que démocrate. Ce terme est revendiqué, à travers le monde, par les partis de gauche qui ont rompu avec le marxisme ou n'en ont jamais été imprégnés. La mue actuelle du Parti socialiste le conduit à devenir de plus en plus démocrate et de moins en moins révolutionnaire, mais l'évolution est à la fois lente et conflictuelle. Aucun premier secrétaire n'a été en mesure de l'imposer à un parti qui se complaît dans la confusion. François Bayrou prend le pari que la crise de leadership va durer au PS et que, tant qu'elle sera pas réglée, il bénéficiera d'une fenêtre de tir pour construire sa propre légitimité. Alors il fait entendre sa petite musique démocrate : « résistance » au modèle économique dominant, qui, accuse-t-il, repose « sur des fortunes vite faites et une accumulation de patrimoine propre à creuser les inégalités » ; gestion « sérieuse » des deniers publics, réforme de l'Etat, qui, pour réduire les inégalités, doit être davantage un incitateur qu'un faiseur. Sur le fond, rien qui diffère avec « Le Manifeste pour une gauche moderne » que viennent de publier les Gracques (2) ou avec le positionnement très « démocrate » d'un Manuel Valls. Entre le centre et le PS, jamais les frontières ne sont apparues aussi poreuses. C'est pourquoi, même s'il paraît fou, le pari de François Bayrou ne peut être repoussé d'un revers de la main.

FRANÇOISE FRESSOZ est éditorialiste aux « Echos ». ffressoz@lesechos.fr http ://blogs.lesechos.fr/fressoz
(1) Entendu lundi soir sur FR3 dans l'émission de Dominique Taddéi« Ce soir (ou jamais) ».(2) Nom collectif choisi par d'anciens collaborateurs de François Mitterrandet des gouvernements Rocard, Bérégovoy et Jospin.

MODEM !: Quitterie Delmas : un mouvement qui se construit par la base

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19 09 2007

De retour de l’université d’été du Modem, la militante et blogueuse Quitterie Delmas y a vu un « séminaire d’intégration » des forces centristes. Elle est persuadée que le Mouvement démocrate, parti de militants, doit se construire par la base, y compris avec l’aide du web.

Quitterie Delmas est l’auteur du blog Des jeunes libres de s’engager.

Des vidéos et des comptes-rendus des interventions de l’université d’été du Modem de Seignosse sont disponibles sur le nouveau site du parti.

Propos recueillis par Sylvain Lapoix pour Marianne.

MODEM : Anne-Marie Comparini se retire de la vie politique

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19 09 2007
Anne-Marie Comparini, ancienne présidente UDF de la région Rhône-Alpes, va annoncer son retrait de la vie politique dans un entretien au quotidien Le Progrès, à paraître mercredi 19 septembre. Le site de La Tribune de Lyon dévoilait cette information dès mardi.


Anne-Marie Comparini, conseillère régionale sous l'étiquette Mouvement démocrate (Modem), devait être la tête de liste du parti de François Bayrou aux prochaines municipales à Lyon. Elle était restée fidèle au président de l'UDF-Modem au moment où plusieurs députés du groupe choisissaient de rallier le Nouveau Centre d'Hervé Morin. Députée de la première circonscription du Rhône depuis 2002, elle avait payé ce soutien par une éviction dès le premier tour des législatives en 2007.

Agée de 60 ans, elle avait été l'attachée parlementaire de Raymond Barre de 1975 à 2001, puis son adjointe à la mairie de Lyon de 1995 à 2001. En 1999, elle avait succédé à Charles Millon à la présidence de la région Rhône-Alpes, après l'élection de ce dernier par des voix du Front national.

vendredi 1 juin 2007

Le Nouveau Centre entend disputer au Mouvement démocrate l'héritage de l'UDF

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01 06 2007
eçon de biologie à l'Assemblée nationale. Au 2e sous-sol du Palais-Bourbon, mardi 29 mai, la presse est conviée à une expérience de scissiparité du centre. Dans le rôle du laborantin, Hervé Morin, président du groupe sortant des députés UDF, entouré d'une dizaine de parlementaires centristes parmi ceux qui ont préféré revenir dans le giron de la majorité présidentielle plutôt que de suivre François Bayrou sur la voie de l'indépendance.

En attendant le congrès constitutif du Nouveau Centre prévu à l'automne, c'est sous l'étiquette "Parti social libéral européen" que seront présentés 84 candidats au premier tour des élections législatives. "Avec un bon espoir d'obtenir au moins vingt-cinq députés", annonce M. Morin.

La conférence de presse est expédiée. Les documents distribués dans une chemise cartonnée au logo du Nouveau Centre tiennent en un quatre-pages, un bulletin d'adhésion et trois coupures de presse. "Nos idées" reprennent en quelques points brossés à la hâte les thèmes défendus par M. Bayrou pendant la campagne présidentielle. "Nous restons fidèles à nos convictions", expliquent ainsi les élus de l'UDF qui ont rejoint Nicolas Sarkozy, mais "nous voulons rendre utiles les 7 millions de voix centristes" qui se sont portées sur M. Bayrou, le 22 avril.

INSISTANCE À DÉNIGRER

Derrière ce discours destiné à justifier le retournement de l'entre-deux-tours perce néanmoins le malaise. "Ce choix n'est ni un reniement ni un ralliement", insiste M. Morin. Récompensé d'un poste de ministre de la défense, il se défend de tout "complot" ou "négociation souterraine".

"Nous sommes l'UDF", renchérit André Santini. Le député des Hauts-de-Seine, qui avait soutenu M. Sarkozy dès le premier tour de la présidentielle, "tape" sur l'ancien candidat centriste, auquel il reproche de n'avoir "pas su négocier pour les siens des postes de responsabilité après le résultat qu'il avait obtenu au premier tour". Il dénonce sa "stratégie personnelle" et raille le Mouvement démocrate constitué dans l'élan de la campagne présidentielle : "Le MoDem, c'est une autre espèce de parti, c'est un parti sans élus et bientôt sans électeurs, lance-t-il. C'est peut-être intéressant d'un point de vue virtuel, cybernétique, mais ce n'est pas notre façon de concevoir la politique."

Mais cette insistance à dénigrer ses anciens amis, ainsi que l'engagement pris à soutenir dans toutes les circonscriptions les candidats de l'UMP, sèment le trouble jusque parmi les députés centristes ayant rompu avec M. Bayrou. Plusieurs d'entre eux, parmi lesquels, notamment, Philippe Folliot et Jean Dionis du Séjour, ont ainsi refusé d'associer leur signature à la tribune du "pôle centriste du président" publiée dans Le Monde du 30 mai. Quant à Pierre Albertini, député sortant et maire de Rouen, il préfère n'être d'aucun parti et se démarque de M. Morin, "dont les propos et les actes récents ne correspondent pas à ma conception de la politique".

jeudi 24 mai 2007

François Bayrou lance

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24 05 2007

Le Mouvement démocrate organise un meeting ce jeudi au Zénith à Paris. Il présente 535 candidats aux législatives.

 

François Bayrou, lâché par la plupart des députés UDF malgré son score de 18,57% au premier tour de la présidentielle, lance jeudi 24 mai la campagne législative de son nouveau parti, le Mouvement Démocrate (MoDem), lors d'une réunion publique au Zénith à Paris.
L'ex-candidat UDF retrouvera la salle où il avait tenu, le 21 mars, après deux mois de percée dans les sondages, le premier grand meeting parisien de sa campagne présidentielle, entouré alors de nombreux élus UDF.

Seulement cinq sortants

Aujourd'hui sur les 535 candidats du MoDem aux législatives, un record depuis la création de l'UDF en 1978, seuls cinq sont des députés UDF sortants (sur 29). Et encore, trois d'entre eux, affichent-ils une certaine discrétion leur nouvelle étiquette.
Ce sont donc des nouveaux-venus qui animeront la première partie de la réunion publique: de nouveaux adhérents à cette formation qui en revendique "70.000" et des candidats aux scrutins des 10 et 17 juin qui viendront expliquer leur engagement dans le parti du centre "indépendant". (avec AFP)

mercredi 23 mai 2007

Emmanuel Morucci candidat UDF Mouvement démocrate dans la 5e circonscription du Finistère

Eva longoria, la fille la plus sexy au monde !

23 05 2007
Emmanuel Morucci
Emmanuel Morucci

Emmanuel Morucci, sociologue, 51 ans, habite Guipavas. Il est le candidat du MoDem, le Mouvement démocrate de François Bayrou dans la 5 e circonscription du Finistère: Guipavas, Landerneau, Landivisiau, Lesneven, Lannilis, Plouguerneau, Plouescat. Son suppléant est Albert Sparfel originaire de Lesneven.

Emmanuel Morucci place son action dans a reconnaissance du pluralisme, de l'ouverture, de la participation. Une de ses action prioritaire sera d'ailleurs la rechercher, en permanence, sur les dossier les plus complexes du consensus. Emmanuel Morucci « veux rompre avec les pratiques actuelles qui opposent les uns aux autres : les agriculteurs à l'environnement, l'Europe à la France, les ruraux aux citadins, etc� Ma manière de faire la politique nécessite beaucoup de proximité, une attention particulière, une écoute et la volonté de représenter les électeurs et accompagner leurs projets et leurs attentes ».

L'agriculture, l'environnement et l'Europe

Dans cette grande circonscription à la fois rurale et urbaine,(elle comprend en partie Brest Métropole océane), les problématiques sont diverses et complexes. Emmanuel Morucci apporte des réponses précises tant au niveau du développement économique avec les créations d'emploi et l'appui a apporter aux créations d'entreprises que de l'installation de jeunes agriculteurs, du maintien des exploitations ou la préservation du foncier agricole. « Je donnerai les moyens dont l'Education Nationale a besoin et notamment apporter une aide personnalisée aux enfants scolarisés ». Il souhaite aussi valoriser la recherche et adapter l'enseignement et les formations aux besoins de notre région. La solidarité et la politique de santé sont des champs importants de son action tant à l'égard des familles avec la garde des enfants, des personnes âgées (retraites à revaloriser, structures d'accueil, accompagnement de la dépendance), des personnes handicapées et leur insertion dans la vie sociale et des personnes en difficulté par leur insertion.

l'identité bretonne, les langues régionales et la construction européenne.

Emmanuel Morucci est favorable à la signature de la charte des langues régionales en Europe par la France : « il n'y a pas d'ambiguité constitutionnelle »., il appartient aux député de prendre le dossier à bras le corps.

La construction européenne est bien sûr pour lui une grande priorité de sa campagne (il est fondateur de la maison de l'Europe de Brest et Bretagne ouest): « Avec moi, l'Europe ne sera pas la cause de tous les maux, comme certains voudraient le faire croire. Je porterai et défendrai les projets de notre circonscription afin de les voir se réaliser en adéquation avec le projet européen ».

Emmanuel Morucci, candidat de l'UDF Mouvement démocrate dans la 5e circonscription du Finistère (Landerneau, Landivisiau, Guipavas, Lesneven, Plouguerneau, Lannilis, Plouescat, le Relecq-Kerhuon. Voir le site

Investitures du mouvement démocrate: Nicole Bouteau à l'ouest, Henriette Kamia à l'est

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23 05 2007
(Tahitipresse) - Le mouvement démocrate, parti de François Bayrou, créé le 10 mai dernier, a investi Henriette Kamia, du Fetia Api, à l'est, pour les élections législatives. Sur la côte ouest, pour le même scrutin, le nouveau parti a donné son investiture à Nicole Bouteau, la présidente de No Oe e Te Nunaa.

Interrogée, lundi soir, sur RFO TéléPolynésie, Henriette Kamia (Fetia Api), candidate aux Législatives sur la côte est, a indiqué qu'elle avait bien reçu l'investiture du MoDem, le mouvement démocrate de François Bayrou, mais qu'en revanche, l'autre candidate du Fetia Api, Thilda Fuller, sur la côte ouest, ne l'avait pas obtenue, celle-ci revenant finalement à Nicole Bouteau, de No Oe E Te Nunaa.
L'information a été confirmée, mardi matin, par l'entourage de Nicole Bouteau: "Effectivement, Olivier Mothe (ndlr, représentant du mouvement démocrate, en Polynésie) nous a appelé, lundi matin, pour nous annoncer cela. C'était une surprise parce ce que nous ne l'avions pas demandé. Cela figure, paraît-il, déjà sur leur site internet, mais nous n'avons pas encore reçu de documents officiels à ce sujet".
Depuis plusieurs années, l'UDF, à la tête duquel se trouvait François Bayrou, avait passé des accords avec le Fetia Api, les candidats de ce parti se présentant régulièrement aux écheances nationales sous l'étiquette UDF.

Communiqué de Patrick Pont candidat UDF-Mouvement Démocrate: «Quel est le sens de ma candidature ?»

www.scarlett-johansson.eu

23 05 2007

 Je suis le Maire d’un village du Pays d’Olmes dont les habitants souffrent d’un dramatique problème d’emploi, conséquence d’une politique économique désastreuse de la part de tous les Gouvernements qui se sont succédés depuis les trente dernières années.

Mes origines et mes convictions font que je suis sensible au sort des plus faibles et que je suis conscient qu’il faut une politique davantage respectueuse et généreuse pour ceux qui sont victimes des dégâts de la mondialisation et des délocalisations. Qui soit également respectueuse de notre cadre de vie et de sa préservation.

La guerre que se livrent la Droite et la Gauche depuis trop longtemps est en partie responsable de cet immobilisme, où chacun s’emploie à détruire ce qu’a fait l’autre.
Durant la campagne présidentielle, la Gauche et la Droite se sont livrées une bataille sans merci, «projet contre projet» disaient elles. Ce fut un affrontement sévère.

Le 6 Mai, la Droite a gagné et le nouveau Président va chercher à s’assurer au Parlement d’une majorité qui lui donne les mains libres et le pouvoir le plus étendu.
La Gauche, battue encore une fois, va essayer de se venger de sa défaite dans les urnes au cours du «troisième tour» que constituent les Législatives.

Comme toujours, nous allons assister aux invectives, aux déchirements, aux divisions alors que le Pays aspire à se rassembler.
Avec comme résultat prévisible, la victoire d’un camp sur l’autre. Avec comme perspective, le pouvoir absolu d’un système, la domination des uns sur les autres.

Le Président du Conseil Général s‘est bruyamment réjoui que l’Ariège soit, une nouvelle fois, le Département le plus socialiste de France.
On ne peut le contester puisque tous les Parlementaires, la quasi totalité des Conseillers Régionaux et des Conseillers Généraux Ariégeois sont socialistes.

C’est certes un record mais est-ce un critère de dynamisme et de prospérité pour l’Ariège ?

Les Ariégeois vivent sous le même système, sous le même couvercle, sous la même hégémonie socialiste depuis des décennies et des décennies au point que cela en devient oppressant. Est-ce que pour autant, l’Ariège a profité de cette occupation de tous les postes de responsabilité par les Socialistes ?

La réponse est non. Même lorsque leurs amis ont été au pouvoir, sous les gouvernements Mitterrand ou Jospin, ils n’ont en rien empêché la désindustrialisation de la Haute Vallée de l’Ariège et les milliers de licenciements dans le Textile du Pays d’Olmes. L’immobilisme et la défense de leurs privilèges semblent les moteurs de leur action.

Pendant ce temps, l’économie du Département stagne et les emplois partent ailleurs. Plus grave, les socialistes ariégeois n’ont pas su anticiper la crise industrielle pourtant prévisible, ni prévoir la modernisation ni les reconversions nécessaires.

Il faut des femmes et des hommes nouveaux qui ne soient liés ni au système socialiste ariégeois ni au système UMP qui s’installe à Paris ces jours prochains afin de faire renaître l’espoir en Ariège.

Il apparaît urgent que soient réunies toutes les bonnes volontés républicaines, toutes les compétences d’origine et de sensibilités différentes sans affrontement partisan, sans querelles du passé, sans le poids de partis au fonctionnement démodé. C’est ce que j’essaie de faire dans ma commune.

François BAYROU que j’ai soutenu, a souhaité être un homme de rassemblement à la parole libre qui s’appuie sur des valeurs républicaines fortes de tolérance, de respect dans l’autorité, de tradition sociale européenne et laïque. Je partage ces valeurs.

Comme lui, au sein du Mouvement Démocrate, je souhaite soutenir tout ce qui pourra être fait par un Etat enfin devenu impartial afin que la vie soit meilleure et moins dure pour chacun en Ariège comme en France. Et être vigilant pour dénoncer tout ce qui serait susceptible de porter atteinte au progrès social et démocratique.

Là où, je suis élu, dans le Canton de Lavelanet, je me bats afin que nous ne soyons pas écrasés par le pouvoir sans partage d’un seul parti.
Si je suis élu à l’Assemblée Nationale je ferai de même afin que la Liberté, l’Egalité et la Fraternité soient préservées et renforcées à tous les niveaux.

Avec Roswitha COUSIN qui sera ma suppléante dans cette élection, nous allons aller à la rencontre, non seulement des 7500 électeurs qui ont fait confiance à François BAYROU le 22 avril dernier dans la première circonscription mais plus largement encore, nous allons réunir les suffrages de toutes celles et tous ceux qui souhaitent qu’un air neuf vienne aérer et revivifier la démocratie en Ariège.

Par email, Patrick PONT, Maire de Villeneuve d’Olmes, Candidat UDF-Mouvement Démocrate, première circonscription de l’Ariège
http://patrickpont.over-blog.fr

mardi 22 mai 2007

Le Mouvement Démocrate, un parti "libre et indépendant"

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22 05 2007

François Bayrou était l’invité de Serge Moati lors de l’émission de France 5, Ripostes. Il a décliné son credo pour les prochaines élections législatives : être un homme libre, dirigeant un parti libre et indépendant. Le Mouvement démocrate ne sera pas un parti « charnière », qui se vendra à l’un ou l’autre en échange de quelques voix. François Bayrou admet qu’il est en position difficile, il en accepte l’augure. Et repart au combat avec la foi du charbonnier.

A la question de Serge Moati sur ses sentiments pendant la campagne, s’il y « croyait », François Bayrou a répondu qu’il pensait, porté par des millions de Français, figurer au deuxième tour. C’est aujourd’hui le passé, François Bayrou souhaite se tourner vers l’avenir en pensant aux personnes qui sont en phase avec son discours.

Il en veut pour preuve l’évocation il y a une semaine de la naissance du Mouvement démocrate. A l’heure de l’émission, cinquante deux mille personnes avaient répondu à son appel en se pré-inscrivant au Mouvement démocrate qui portera le surnom de Modem, conformément aux désirs des internautes. C’est une nouvelle force qui naît dans la politique française. François Bayrou considère que c’est extrêmement important pour la société fracturée que nous vivons aujourd’hui.

François Bayrou analyse le vote porté sur Ségolène Royal uniquement comme un réflexe de vote utile à gauche. Selon lui, le score de Nicolas Sarkozy est remarquable à tous égards au premier tour. Le second ne vient que confirmer une tendance lourde. Malgré tout, le président de l’UDF insiste sur le choix des thèmes de campagne du chef de l’UMP et nouveau président de la République. Ce n’étaient pas selon lui des « thèmes de la droite républicaine française. »

Après cette campagne présidentielle, il convient d’embrayer sur celle des législatives. C’est là que François Bayrou veut désormais compter. Il explique qu’il y a maintenant non plus deux familles politiques principales mais trois. Il le sait, il en est convaincu et l’a prouvé lors du scrutin qui vient de s’achever. Il affirme que son choix de vie est désormais d’ « effacer le mur de verre qui sépare pour chaque élection de manière artificielle et caricaturale les uns et les autres. » pour que nous puissions détenir en France une majorité plus juste, plus centrale, plus rassembleuse.

François Bayrou se dit une nouvelle fois convaincu que pour résoudre les problèmes principaux du pays, il faut être capable de faire travailler ensemble des gens différents. Certes, concède-t-il, ce n’est pas une habitude française. Mais voit-on, continue-t-il, le problème des banlieues se résoudre camp contre camp ? Dans ces endroits où la jeunesse se désespère, où le chômage touche 40% de la population qui se sent abandonnée. On a besoin d’une autre famille politique pour régler ces problèmes qui déchirent la société française, une famille que représentera le Mouvement démocrate.

En élargissant la perspective des banlieues, François Bayrou observe que près de la moitié, 46% exactement, des électeurs ont voté contre quelqu’un au deuxième tour. Les Français ont voté par rejet de l’autre candidat. Il rêve maintenant que ces Français puissent voter pour. C’est ainsi qu’il appelle à renouveler le paysage politique français en présentant dans les cinq cents soixante dix-sept circonscriptions un candidat ou une candidate qui porteront le projet de renouvèlement porté par François Bayrou.

Au premier tour de cette élection législative, chacun ira, portant les couleurs du Modem. « Nous verrons ensuite quels sont les candidats qui peuvent se maintenir au deuxième tour. » Il ajoute que c’est le pire des scrutins pour le Mouvement démocrate. Mais cela ne l’empêchera pas de poursuivre l’objectif principal : parvenir à un meilleur équilibre des pouvoirs. Et au moins contenir ce qui ressemblera sans doute à un raz-de-marée UMP. François Bayrou ne l’estime d’ailleurs pas sain pour nos institutions et la vie politique en général. L’UMP détiendra tous les leviers de commandes de l’exécutif, la majorité dans les deux assemblées, il faut des contre-pouvoirs qu’est en capacité d’apporter le Mouvement démocrate.

Il ajoute qu’une formation politique qui a obtenu sept millions de voix au premier tour d’une élection présidentielle doit pouvoir être représentée à l’Assemblée nationale. Cette volonté de François Bayrou ne signifie nullement qu’il transigera. S’il l’avait voulu, il aurait été voir le vainqueur la tête basse. Mais François Bayrou croit à autre chose. Il ne souhaite pas changer de convictions en cours de route, entre une élection et une autre. Chaque pouvoir doit avoir son contre-pouvoir, c’est ainsi que chaque démocratie conçoit sa vie publique, pourquoi n’en serait-il pas ainsi en France ?

A propos du centre lui-même, François Bayrou éclate de rire quand on évoque devant lui les concepts de centre-gauche et centre-droit. La caractéristique du centre est d’être au centre. C’est se sentir prêt, par définition, à travailler, capable de discuter avec les uns et les autres. Un vrai centre, selon François Bayrou, n’est pas obligé de ne regarder que d’un seul côté. C’est la raison pour laquelle il a décider de résister. Quand on subit des pressions, explique-t-il, on le choix, céder ou résister. Lui se définit comme un homme qui résiste. C’est ainsi qu’il fallait entendre son discours au Conseil national du jeudi 10 mai à la Mutualité.

Il souhaite créer une nouvelle alternative politique. Une nouvelle approche de la société. Et pour ce faire, rendre possible l’élection d’hommes et de femmes qui ne voteront pas forcément pour ou contre. Il n’y aura pas de vote automatique au Modem. C’en est la raison d’être. Cela dépendra des textes proposés. L’on votera oui si la Loi parait juste et apte à apporter une ou des solutions aux problèmes des français. On votera non si elle est germe de conflits à l’intérieur du peuple français.

François Bayrou ne veut pas de robots dans son groupe de parlementaires, s’il parvient à en créer un. Chaque élu votera en conscience, c’est là la moindre des libertés que l’on devrait accorder à un député consacré par le suffrage universel.

Pour les élections municipales à venir dans un an, il faudra qu’il y ait des alliances différentes selon les municipalités. Un maire, selon François Bayrou, dépasse son bord. C’est même la vocation d’un homme ou d’une femme politiques que contourner les frontières de son propre camp pour rassembler. François Bayrou demandera à chacun de ses candidats de regarder quel est le meilleur possible pour occuper la fonction. Il y aura évidemment des majorités différentes, c’est ainsi que cela se pratique dans tous pays démocratiques. En Allemagne, les Verts gouvernent dans certains Länder avec la droite et dans d’autres avec la gauche.

Dans toutes les petites communes, là où les gens sont au contact des réalités, cela fonctionne ainsi, assène François Bayrou. A Marseille, deuxième ville française, Jean-Claude Gaudin fut l’adjoint de Gaston Deferre. Ce sont là des réalités locales, tient pourtant à rappeler François Bayrou qui ne veut pas reproduire au plan local des combats nationaux.

Pour en revenir à ces combats nationaux justement, Nicolas Sarkozy, remarque-t-il, n’a jamais eu de mots assez durs pour conspuer la méthode qu’il proposait aux français d’union nationale. Une fois arrivé au pouvoir, que ne fait-il pas... Dans son cas, c’est beaucoup plus difficile à réaliser, constate François Bayrou qui ajoute que ce n’était pas ce qu’avait promis Nicolas Sarkozy aux Français. Lui l’aurait fait de manière différente. Il avait annoncé avant l’élection qu’il travaillerait ainsi, pour ne pas avoir à trahir sa parole. Mais concède François Bayrou, si Nicolas Sarkozy agit ainsi pour le bien du pays, il ne peut que saluer son geste et lui souhaiter que cela réussisse.

François Bayrou ne se sent pas en situation d’opposition face à Nicolas Sarkozy. Il veut être constructif. Tout en gardant sa liberté d’appréciation des actes de chacun dans la prochaine mandature. Il ne pense pas à 2012. Il souhaite pour la France qu’il a diagnostiquée comme malade, qu’il réussisse, parce qu’il aime son pays. Il sera de ceux qui l’applaudiront si cela va dans le sens d’un apaisement des tensions persistantes dans la société française.

Il conclut sur la dignité qu’il convient de conserver devant le verdict du suffrage universel. « Aurais-je été digne des sept millions de français qui ont voté pour moi si j’avais été immédiatement vers les vainqueurs déposer les armes. Je souhaite être une alternative à Nicolas Sarkozy. Le parti socialiste ne répond plus aux attentes des français. C’est la raison pour laquelle je me pose aujourd’hui comme le seul portant un choix crédible et indépendant. » France 5

lundi 21 mai 2007

Le Mouvement démocrate de François Bayrou sera, de 2007 à 2012, le PSU de Michel Rocard

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21 05 2007

Le Mouvement Démocrate comptabiliserait 70.000 pré-adhésions. Un grand rassemblement aura lieu le jeudi 24 mai au Zénith de Paris où les candidats aux législatives seront présentés aux adhérents. Les sondages créditent le parti de François Bayrou de 0 à 4 députés. Et si ce parti était contraint d’être uniquement un laboratoire d’idées jusqu’en 2012, une espèce de bouillon de culture politique?

Je vais vous conter une histoire (toutes ressemblances avec la réalité n’est pas le fruit du hasard) : en avril 1960, le Parti socialiste autonome, composé de dissidents de la SFIO, l’Union de la Gauche autonome, créée par des chrétiens de gauche et un groupe dissident du PCF, créaient le PSU.

Peu de points communs entre ces trois entités sauf leur opposition à la guerre d’Algérie et au « ralliement » de la SFIO au gaullisme en 1958. Au congrès constitutif 30.000 adhérents sont revendiqués par le PSU, qui a obtenu l’adhésion du référent Pierre Mendès-France. Enclavé entre le PCF et la FGDS, ce parti n’arrivait pas à se positionner clairement sur l’échiquier politique et à trouver des électeurs. En 1967, la prise en main du parti par Michel Rocard va conduire ce dernier à obtenir en juin 1969 un score de 3,61% ; en 1972 le PSU n’adhère pas à l’union de la gauche, Michel Rocard devient un éléphant de la gauche.

Ce parti n’a jamais réussi à s’imposer chez les électeurs mais il a été un véritable club de réflexion : des intellectuels d’envergure y collaboraient, Pierre Vidal-Naquet, Emmanuel Le Roy-Ladurie. En 1989, le PSU est dissous.

En mai 2007, des militants de l’UDF sous la présidence de François Bayrou décident de créer le Mouvement démocrate pour y accueillir des militants du centre gauche, du centre droit, des Verts et en général tous les citoyens qui veulent briser la lutte stérile entre la droite et la gauche.

70.000 pré-adhérents seraient inscrits sur le site de François Bayrou, ce qui est un chiffre important mais les sondages donnent de 0 à 4, voire au maximum 8 députés. Si cette hypothèse se vérifiait lors des élections de juin, cela entraînerait pour le MoDem de ne pas avoir de groupe parlementaire. Sur le plan pratique c’est n’avoir aucun poids sur le plan juridique, matériel, à l’Assemblée nationale : c’est la mort lente, voire l’avortement. Ce parti, sans élus, ne peut prétendre influer sur la vie politique, seules ses idées, ses suggestions peuvent permettre aux adhérents de cristalliser leurs énergies autour de François Bayrou.

Ce dernier a eu une couverture médiatique importante lors des présidentielles, il a même volé la vedette aux deux finalistes entre les deux tours. Une fois les élections législatives passées, les premières mesures gouvernementales étant prises, il sera complètement écarté des médias.

Le Mouvement démocrate pour vivre jusqu’en 2012 devra être un laboratoire d’idées, une force de réflexion, de rénovation. Le MoDem devra jouer un rôle de pédagogue pour démontrer aux Français qu’une troisième force peut exister et gouverner. (François Bayrou est conscient de cette situation et a déclaré, à l’émission France Europe Express, que la politique ne se faisait pas qu’à l’Assemblée nationale.

C’est ce laboratoire de réflexion (avec notamment des hauts fonctionnaires proches du PS) qui rappelle les débuts du PSU de Michel Rocard. Le MoDem aura certainement un recrutement moins « intello » que le PSU qui avait un effectif plus proche d’un club de réflexion que d’un parti politique.

Le PSU a fondu dans le PS, le MoDem en 2012 ira-t-il vers les deux partis bipolaires PS-UMP ou au contraire absorbera-t-il des membres de ces deux entités ?

On peut en douter, en effet, Nicolas Sarkozy a créé une ouverture importante vers les UDF et même la gauche. Le PS, une fois les élections législatives passées, va grandement se restructurer. DSK a lancé un véritable cri d’alarme, Hollande est très contesté en ses fonctions de premier secrétaire national, après tant d’échecs électoraux, la gauche de la gauche sera laminée après les élections législatives avec la complicité du PS : les partis vont se restructurer. Le centre, qui est en reconstruction, va être très sollicité tant par le PS que l’UMP.

François Bayrou risque d’avoir un parti type PSU et avoir un rôle identique à celui de Michel Rocard : une référence, une autorité morale, un capital sympathie très fort. Pourra-t-il rebondir en 2012 et renouveler cet engouement : ? François Bayrou aurait dit, en 2002, qu’il aurait un score à un chiffre (6%), en 2007 à deux chiffres (18,6%) et en 2012, l’élection. A suivre !


dimanche 20 mai 2007

Djamel Bouras a été investi candidat du Mouvement Démocrate

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20 05 2007

Djamel Bouras, l'ancien judoka, a été investi candidat du Mouvement Démocrate de François Bayrou dans une circonscription de Seine-Saint-Denis pour les législatives. Outre son soutien pour le candidat centriste au premier tour de la présidentielle, ce n'est pas la première fois qu'il s'investit dans le champ public.

Le Mouvement démocrate de François Bayrou présentera 535 candidats aux élections législatives, 200 femmes et 335 hommes, a-t-on appris auprès du parti centriste.

"C'est le nombre le plus élevé de candidats depuis la création de l'UDF en 1978", a indiqué à l'AFP Eric Azière, chargé des élections et des fédérations.

En 2002, l'UDF avait présenté 217 candidats.

BVA: nette majorité UMP, 4 députés au mieux pour le Mouvement démocrate

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20 05 2007

L'UMP disposerait d'une nette majorité absolue à l'Assemblée nationale avec un nombre de députés allant de 317 à 381, à l'issue des législatives, le PS aurait 151 à 200 députés et le Mouvement démocrate, malgré un bon score de premier tour, ne compterait que 0 à 4 sièges, selon une projection BVA rendue publique vendredi.

D'après cette étude réalisée pour Orange et la presse quotidienne régionale, le PCF conserverait entre 14 et 21 sièges, contre 21 aujourd'hui, les députés écologistes seraient 1 ou 2 (3 aujourd'hui) et les divers droite entre 4 et 11 (projection faite sur la France métropolitaine, soit 555 députés). Le Front national n'aurait pas d'élu.

Selon BVA, le Mouvement démocrate de François Bayrou pâtira du fait que l'UMP maintiendra ses candidats contre les siens au second tour. La projection précédente de BVA (7 mai) était la suivante: 288 à 344 députés UMP, 158 à 200 PS, 8 à 13 bayrouistes, 14 à 18 PCF, 4 à 7 divers droite, 0 à 6 écologistes, 0 député FN.

Le nombre de députés UMP est aujourd'hui de 350 (+ 9 apparentés), le nombre de députés PS de 141 (+ 8 apparentés) et la formation de François Bayrou dont la quasi-totalité des députés a rallié Nicolas Sarkozy est forte de 26 membres (+ 3 apparentés).

Au premier tour le 10 juin, l'UMP recueillerait 36% (+1) et le PS (avec PRG et MRC) 30% (=).

Profitant selon BVA de la forte exposition médiatique liée à l'annonce de son lancement par François Bayrou, le Mouvement démocrate gagnerait trois points, à 12%. Les deux tiers des sympathisants de l'UDF choisiraient un candidat issu de ce nouveau parti, qui jouera un rôle important dans la vie politique selon 65% des Français.

Le Front national est stable à 8%.

Les Verts reculent de 2 points, à 4%, comme l'extrême-gauche, qui recule à 3%.

Le PCF est crédité de 3% (=) et les autres candidats de droite de 4% (=).

8% (+1) des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.

BVA précise que la matrice de transfert des voix du premier tour vers le second tour tient compte à la fois des configurations de 2002 tout en intégrant les rapports de force UMP/UDF du 22 avril 2007 dans les circonscriptions où l'UDF n'était pas présente en 2002 ainsi que les cas particuliers où un député UDF a rejoint l'UMP.

Sondage réalisé par téléphone les 14 et 15 mai auprès d'un échantillon de 840 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.


Le Mouvement Démocrate dérape...