jeudi 27 septembre 2007

Hollande et Bayrou parlent de convergences sur les institutions

27 09 2007
PARIS (Reuters) - François Hollande et François Bayrou ont débattu à l'Assemblée nationale de la future réforme des institutions et fait état de points de convergence face à la droite.

Cinq mois après le débat télévisé entre Ségolène Royal et François Bayrou, le premier secrétaire du Parti socialiste et le fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) ont posé ensemble pour les photographes, discuté côte à côte pendant 45 minutes à huis clos mais livré leurs conclusions à la presse séparément.

Au terme de cette rencontre inédite, ils ont insisté tour à tour sur le contenu institutionnel de leur discussion, à l'heure où se pose la question d'éventuelles alliances électorales en vue des élections municipales de mars prochain.

La réunion a porté "exclusivement sur les institutions", a déclaré le dirigeant centriste. "Cela n'a porté que sur ce seul sujet (...) N'en tirez pas d'autres conclusions", a renchéri François Hollande.

"C'est un message adressé au président de la République et au gouvernement (...) Voilà nos priorités", a déclaré François Bayrou devant les caméras. "S'il n'y a pas de réponses à ces exigences-là, naturellement nous nous opposerons (à la réforme) En tout cas, moi je m'opposerai. Le Parti socialiste décidera ce qu'il veut", a-t-il prévenu.

Si les deux partis peuvent se mettre d'accord sur "le cadre de la République" mais "sans rien effacer de leurs divergences sur la politique économique et sociale (...) ça peut être utile" pour le pays, a affirmé François Hollande. Pour renforcer la démocratie, "nous ne sommes jamais assez nombreux", a-t-il dit.

Selon le premier secrétaire du PS, la droite n'est pas sûre d'avoir la majorité des 3/5 requise pour faire passer la réforme constitutionnelle lors de la réunion du Parlement en Congrès et l'opposition n'est pas sûre d'avoir la minorité nécessaire.

"Il y aura donc un enjeu", a reconnu François Hollande, déniant au MoDem, qui ne compte que quatre députés à l'Assemblée nationale, le statut de charnière.

"Ceux qui ont le rôle pivot, ce sont ceux qui ont 204 députés et 100 sénateurs", avait-il fait valoir dans la matinée lors d'un point de presse au siège du PS.

Sans envisager un "texte commun", les deux formations ont trouvé des "points de convergence sur des progrès décisifs", notamment la réforme du mode de scrutin législatif, afin d'y introduire une part de proportionnelle, l'élargissement des droits des citoyens ou l'indépendance de la justice, a expliqué François Bayrou.

La possibilité d'une intervention du chef de l'Etat devant le Parlement pourrait cependant constituer une pierre d'achoppement entre les deux formations.

"Nous, nous considérons que Nicolas Sarkozy n'a pas besoin d'un lieu d'expression supplémentaire", a estimé François Hollande. Le MoDem n'y voit pas un "crime de lèse majesté" mais concède qu'il faut "progresser sur ce sujet" avec le PS.

D'autres rencontres entre les deux hommes ne sont pas prévues pour l'instant, a-t-on précisé dans leur entourage respectif.

Source : lemonde.fr

 

jeudi 20 septembre 2007

François Bayrou renoue des contacts discrets avec d'anciens partenaires

Visitez blog-tokio-hotel.com

20 09 2007
n quart d'anciens adhérents de l'UDF, trois quarts de nouveaux adhérents du Mouvement démocrate (MoDem). C'est la recette du cocktail qui forme le public du "forum démocrate" qui se tient à Seignosse (Landes), du 14 au 16 septembre. "C'est le premier moment de la construction d'un mouvement politique nouveau", a déclaré François Bayrou en ouverture de ces trois jours de discussions qu'il clôturera lui-même par un discours dimanche.

A ceux qui s'inquiètent du risque de disparition du "socle" centriste dans le "mouvement nouveau", l'ancien candidat à l'élection présidentielle prend soin de préciser qu'il ne s'agit pas de solder les comptes avec sa famille d'origine. "Je ferai tout ce que je peux pour être un fédérateur", souligne-t-il, persuadé qu'une partie de cette sensibilité ne peut se retrouver dans les choix revendiqués par Nicolas Sarkozy.

De rendez-vous discrets en rencontres informelles, il a commencé à renouer des contacts avec certains de ses anciens partenaires. C'est au Lao Tseu, un restaurant chinois du 7e arrondissement, qu'à deux reprises il s'est attablé avec Pierre Méhaignerie, un des anciens dirigeants de l'UDF ayant fait le choix de l'UMP en 2002 et qui y occupe la fonction de secrétaire général. Les deux hommes se sont livrés à un tour d'horizon de la situation politique avant de convenir de se revoir dans une formation plus élargie.

La deuxième rencontre a eu lieu mardi 11 septembre, au même endroit. Autour de la table, ils étaient huit, cette fois. Avec M. Bayrou, le sénateur du Rhône Michel Mercier, président du groupe UC-UDF du Sénat, et trois autres sénateurs : Jacqueline Gourault (Loir-et-Cher), Jean-Jacques Jégou (Val-de-Marne) et Denis Badré (Hauts-de-Seine). M. Méhaignerie était accompagné d'Yves Bur, député du Bas-Rhin et vice-président de l'Assemblée nationale, et de Marc-Philippe Daubresse, député du Nord et ancien ministre délégué au logement.

"PARLER AVEC TOUT LE MONDE"

"On ne peut pas faire un grand centre s'il n'y a qu'une partie du centre", est convaincu M. Mercier, un des principaux artisans de cette perspective de "rassemblement des centres". Pour avancer dans cette voie, le "groupe du Lao Tseu" est convenu de mettre sur pied une initiative publique, dont la forme n'a cependant pas encore été définitivement arrêtée. S'ils parviennent à un accord, il reviendrait à des grandes figures de ce courant de pensée, tels Michel Albert, Jean Boissonnat ou Michel Camdessus, de se charger de l'invitation dans le cadre d'un débat public.

Depuis la rentrée, M. Bayrou a également rencontré d'autres personnalités de la majorité, parmi lesquelles Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé. Le député des Pyrénées-Atlantiques ne cache pas avoir de l'"estime" pour le maire de Bordeaux, qui a dû quitter le grand ministère de l'environnement que lui avait confié Nicolas Sarkozy après sa défaite aux élections législatives.

Au cours de cet échange dans un restaurant proche des Invalides, il n'a cependant pas été question des prochaines élections municipales et de la position qu'adopterait le MoDem si l'ancien premier ministre décidait de se représenter.

"A partir du moment où on a prouvé son indépendance, et on a payé pour ça, on peut parler avec tout le monde", répond M. Bayrou quand on lui demande si ces rencontres préfigurent d'éventuelles alliances. Pour preuve, il a également lancé une invitation au premier secrétaire du PS, François Hollande, à discuter des institutions.

mercredi 19 septembre 2007

MODEM !: Quitterie Delmas : un mouvement qui se construit par la base

www.scarlett-johansson.eu

19 09 2007

De retour de l’université d’été du Modem, la militante et blogueuse Quitterie Delmas y a vu un « séminaire d’intégration » des forces centristes. Elle est persuadée que le Mouvement démocrate, parti de militants, doit se construire par la base, y compris avec l’aide du web.

Quitterie Delmas est l’auteur du blog Des jeunes libres de s’engager.

Des vidéos et des comptes-rendus des interventions de l’université d’été du Modem de Seignosse sont disponibles sur le nouveau site du parti.

Propos recueillis par Sylvain Lapoix pour Marianne.

MODEM : Municipales 2008 : Delanoë appelle Bayrou à choisir

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19 09 2007

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë (Reuters)

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë (Reuters)

"La question du Modem, c'est eux qui doivent la résoudre: sont-ils avec les forces conservatrices ou les forces du mouvement ?", demande le maire de Paris.



Le maire PS de Paris, Betrand Delanoë, a appelé le parti de François Bayrou, le Mouvement Démocrate (MoDem), à clarifier sa stratégie électorale avant les municipales de mars 2008, notamment à Paris, lors de l'ouverture de la journée parlementaire socialiste, lundi 17 septembre.
"Le Modem est un parti qui ne veut pas être clair politiquement. La question du Modem, c'est eux qui doivent la résoudre: sont-ils avec les forces conservatrices ou les forces du mouvement ? Les forces du mouvement, c'est nous", a lancé Bertrand Delanoë à propos d'une éventuelle alliance avec les centristes à Paris.
"Nos partenaires naturels sont les forces progressistes", a-t-il ajouté, rappelant que ses alliés Verts avaient fait le choix d'une liste autonome.

"Paris est ouvert, incertain"

Le maire de Paris a, par ailleurs, estimé que sa réélection en mars 2008 était loin d'être acquise d'avance, malgré un récent sondage qui crédite ses listes de 47% au 1er tour, contre 33% pour celles de la candidate UMP Françoise de Panafieu.
"Paris est ouvert, incertain", a-t-il dit.
Marielle de Sarnez, chef de file de l'UDF-MoDem pour les municipales à Paris, a confirmé lundi que son parti présenterait "une liste par arrondissement" dans la capitale, tout en se réjouissant d'être "courtisée" par l'UMP et la gauche.

vendredi 1 juin 2007

Le Nouveau Centre entend disputer au Mouvement démocrate l'héritage de l'UDF

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01 06 2007
eçon de biologie à l'Assemblée nationale. Au 2e sous-sol du Palais-Bourbon, mardi 29 mai, la presse est conviée à une expérience de scissiparité du centre. Dans le rôle du laborantin, Hervé Morin, président du groupe sortant des députés UDF, entouré d'une dizaine de parlementaires centristes parmi ceux qui ont préféré revenir dans le giron de la majorité présidentielle plutôt que de suivre François Bayrou sur la voie de l'indépendance.

En attendant le congrès constitutif du Nouveau Centre prévu à l'automne, c'est sous l'étiquette "Parti social libéral européen" que seront présentés 84 candidats au premier tour des élections législatives. "Avec un bon espoir d'obtenir au moins vingt-cinq députés", annonce M. Morin.

La conférence de presse est expédiée. Les documents distribués dans une chemise cartonnée au logo du Nouveau Centre tiennent en un quatre-pages, un bulletin d'adhésion et trois coupures de presse. "Nos idées" reprennent en quelques points brossés à la hâte les thèmes défendus par M. Bayrou pendant la campagne présidentielle. "Nous restons fidèles à nos convictions", expliquent ainsi les élus de l'UDF qui ont rejoint Nicolas Sarkozy, mais "nous voulons rendre utiles les 7 millions de voix centristes" qui se sont portées sur M. Bayrou, le 22 avril.

INSISTANCE À DÉNIGRER

Derrière ce discours destiné à justifier le retournement de l'entre-deux-tours perce néanmoins le malaise. "Ce choix n'est ni un reniement ni un ralliement", insiste M. Morin. Récompensé d'un poste de ministre de la défense, il se défend de tout "complot" ou "négociation souterraine".

"Nous sommes l'UDF", renchérit André Santini. Le député des Hauts-de-Seine, qui avait soutenu M. Sarkozy dès le premier tour de la présidentielle, "tape" sur l'ancien candidat centriste, auquel il reproche de n'avoir "pas su négocier pour les siens des postes de responsabilité après le résultat qu'il avait obtenu au premier tour". Il dénonce sa "stratégie personnelle" et raille le Mouvement démocrate constitué dans l'élan de la campagne présidentielle : "Le MoDem, c'est une autre espèce de parti, c'est un parti sans élus et bientôt sans électeurs, lance-t-il. C'est peut-être intéressant d'un point de vue virtuel, cybernétique, mais ce n'est pas notre façon de concevoir la politique."

Mais cette insistance à dénigrer ses anciens amis, ainsi que l'engagement pris à soutenir dans toutes les circonscriptions les candidats de l'UMP, sèment le trouble jusque parmi les députés centristes ayant rompu avec M. Bayrou. Plusieurs d'entre eux, parmi lesquels, notamment, Philippe Folliot et Jean Dionis du Séjour, ont ainsi refusé d'associer leur signature à la tribune du "pôle centriste du président" publiée dans Le Monde du 30 mai. Quant à Pierre Albertini, député sortant et maire de Rouen, il préfère n'être d'aucun parti et se démarque de M. Morin, "dont les propos et les actes récents ne correspondent pas à ma conception de la politique".

mercredi 23 mai 2007

Emmanuel Morucci candidat UDF Mouvement démocrate dans la 5e circonscription du Finistère

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23 05 2007
Emmanuel Morucci
Emmanuel Morucci

Emmanuel Morucci, sociologue, 51 ans, habite Guipavas. Il est le candidat du MoDem, le Mouvement démocrate de François Bayrou dans la 5 e circonscription du Finistère: Guipavas, Landerneau, Landivisiau, Lesneven, Lannilis, Plouguerneau, Plouescat. Son suppléant est Albert Sparfel originaire de Lesneven.

Emmanuel Morucci place son action dans a reconnaissance du pluralisme, de l'ouverture, de la participation. Une de ses action prioritaire sera d'ailleurs la rechercher, en permanence, sur les dossier les plus complexes du consensus. Emmanuel Morucci « veux rompre avec les pratiques actuelles qui opposent les uns aux autres : les agriculteurs à l'environnement, l'Europe à la France, les ruraux aux citadins, etc� Ma manière de faire la politique nécessite beaucoup de proximité, une attention particulière, une écoute et la volonté de représenter les électeurs et accompagner leurs projets et leurs attentes ».

L'agriculture, l'environnement et l'Europe

Dans cette grande circonscription à la fois rurale et urbaine,(elle comprend en partie Brest Métropole océane), les problématiques sont diverses et complexes. Emmanuel Morucci apporte des réponses précises tant au niveau du développement économique avec les créations d'emploi et l'appui a apporter aux créations d'entreprises que de l'installation de jeunes agriculteurs, du maintien des exploitations ou la préservation du foncier agricole. « Je donnerai les moyens dont l'Education Nationale a besoin et notamment apporter une aide personnalisée aux enfants scolarisés ». Il souhaite aussi valoriser la recherche et adapter l'enseignement et les formations aux besoins de notre région. La solidarité et la politique de santé sont des champs importants de son action tant à l'égard des familles avec la garde des enfants, des personnes âgées (retraites à revaloriser, structures d'accueil, accompagnement de la dépendance), des personnes handicapées et leur insertion dans la vie sociale et des personnes en difficulté par leur insertion.

l'identité bretonne, les langues régionales et la construction européenne.

Emmanuel Morucci est favorable à la signature de la charte des langues régionales en Europe par la France : « il n'y a pas d'ambiguité constitutionnelle »., il appartient aux député de prendre le dossier à bras le corps.

La construction européenne est bien sûr pour lui une grande priorité de sa campagne (il est fondateur de la maison de l'Europe de Brest et Bretagne ouest): « Avec moi, l'Europe ne sera pas la cause de tous les maux, comme certains voudraient le faire croire. Je porterai et défendrai les projets de notre circonscription afin de les voir se réaliser en adéquation avec le projet européen ».

Emmanuel Morucci, candidat de l'UDF Mouvement démocrate dans la 5e circonscription du Finistère (Landerneau, Landivisiau, Guipavas, Lesneven, Plouguerneau, Lannilis, Plouescat, le Relecq-Kerhuon. Voir le site

mardi 22 mai 2007

Le Mouvement Démocrate, un parti "libre et indépendant"

Eva longoria, la fille la plus sexy au monde !

22 05 2007

François Bayrou était l’invité de Serge Moati lors de l’émission de France 5, Ripostes. Il a décliné son credo pour les prochaines élections législatives : être un homme libre, dirigeant un parti libre et indépendant. Le Mouvement démocrate ne sera pas un parti « charnière », qui se vendra à l’un ou l’autre en échange de quelques voix. François Bayrou admet qu’il est en position difficile, il en accepte l’augure. Et repart au combat avec la foi du charbonnier.

A la question de Serge Moati sur ses sentiments pendant la campagne, s’il y « croyait », François Bayrou a répondu qu’il pensait, porté par des millions de Français, figurer au deuxième tour. C’est aujourd’hui le passé, François Bayrou souhaite se tourner vers l’avenir en pensant aux personnes qui sont en phase avec son discours.

Il en veut pour preuve l’évocation il y a une semaine de la naissance du Mouvement démocrate. A l’heure de l’émission, cinquante deux mille personnes avaient répondu à son appel en se pré-inscrivant au Mouvement démocrate qui portera le surnom de Modem, conformément aux désirs des internautes. C’est une nouvelle force qui naît dans la politique française. François Bayrou considère que c’est extrêmement important pour la société fracturée que nous vivons aujourd’hui.

François Bayrou analyse le vote porté sur Ségolène Royal uniquement comme un réflexe de vote utile à gauche. Selon lui, le score de Nicolas Sarkozy est remarquable à tous égards au premier tour. Le second ne vient que confirmer une tendance lourde. Malgré tout, le président de l’UDF insiste sur le choix des thèmes de campagne du chef de l’UMP et nouveau président de la République. Ce n’étaient pas selon lui des « thèmes de la droite républicaine française. »

Après cette campagne présidentielle, il convient d’embrayer sur celle des législatives. C’est là que François Bayrou veut désormais compter. Il explique qu’il y a maintenant non plus deux familles politiques principales mais trois. Il le sait, il en est convaincu et l’a prouvé lors du scrutin qui vient de s’achever. Il affirme que son choix de vie est désormais d’ « effacer le mur de verre qui sépare pour chaque élection de manière artificielle et caricaturale les uns et les autres. » pour que nous puissions détenir en France une majorité plus juste, plus centrale, plus rassembleuse.

François Bayrou se dit une nouvelle fois convaincu que pour résoudre les problèmes principaux du pays, il faut être capable de faire travailler ensemble des gens différents. Certes, concède-t-il, ce n’est pas une habitude française. Mais voit-on, continue-t-il, le problème des banlieues se résoudre camp contre camp ? Dans ces endroits où la jeunesse se désespère, où le chômage touche 40% de la population qui se sent abandonnée. On a besoin d’une autre famille politique pour régler ces problèmes qui déchirent la société française, une famille que représentera le Mouvement démocrate.

En élargissant la perspective des banlieues, François Bayrou observe que près de la moitié, 46% exactement, des électeurs ont voté contre quelqu’un au deuxième tour. Les Français ont voté par rejet de l’autre candidat. Il rêve maintenant que ces Français puissent voter pour. C’est ainsi qu’il appelle à renouveler le paysage politique français en présentant dans les cinq cents soixante dix-sept circonscriptions un candidat ou une candidate qui porteront le projet de renouvèlement porté par François Bayrou.

Au premier tour de cette élection législative, chacun ira, portant les couleurs du Modem. « Nous verrons ensuite quels sont les candidats qui peuvent se maintenir au deuxième tour. » Il ajoute que c’est le pire des scrutins pour le Mouvement démocrate. Mais cela ne l’empêchera pas de poursuivre l’objectif principal : parvenir à un meilleur équilibre des pouvoirs. Et au moins contenir ce qui ressemblera sans doute à un raz-de-marée UMP. François Bayrou ne l’estime d’ailleurs pas sain pour nos institutions et la vie politique en général. L’UMP détiendra tous les leviers de commandes de l’exécutif, la majorité dans les deux assemblées, il faut des contre-pouvoirs qu’est en capacité d’apporter le Mouvement démocrate.

Il ajoute qu’une formation politique qui a obtenu sept millions de voix au premier tour d’une élection présidentielle doit pouvoir être représentée à l’Assemblée nationale. Cette volonté de François Bayrou ne signifie nullement qu’il transigera. S’il l’avait voulu, il aurait été voir le vainqueur la tête basse. Mais François Bayrou croit à autre chose. Il ne souhaite pas changer de convictions en cours de route, entre une élection et une autre. Chaque pouvoir doit avoir son contre-pouvoir, c’est ainsi que chaque démocratie conçoit sa vie publique, pourquoi n’en serait-il pas ainsi en France ?

A propos du centre lui-même, François Bayrou éclate de rire quand on évoque devant lui les concepts de centre-gauche et centre-droit. La caractéristique du centre est d’être au centre. C’est se sentir prêt, par définition, à travailler, capable de discuter avec les uns et les autres. Un vrai centre, selon François Bayrou, n’est pas obligé de ne regarder que d’un seul côté. C’est la raison pour laquelle il a décider de résister. Quand on subit des pressions, explique-t-il, on le choix, céder ou résister. Lui se définit comme un homme qui résiste. C’est ainsi qu’il fallait entendre son discours au Conseil national du jeudi 10 mai à la Mutualité.

Il souhaite créer une nouvelle alternative politique. Une nouvelle approche de la société. Et pour ce faire, rendre possible l’élection d’hommes et de femmes qui ne voteront pas forcément pour ou contre. Il n’y aura pas de vote automatique au Modem. C’en est la raison d’être. Cela dépendra des textes proposés. L’on votera oui si la Loi parait juste et apte à apporter une ou des solutions aux problèmes des français. On votera non si elle est germe de conflits à l’intérieur du peuple français.

François Bayrou ne veut pas de robots dans son groupe de parlementaires, s’il parvient à en créer un. Chaque élu votera en conscience, c’est là la moindre des libertés que l’on devrait accorder à un député consacré par le suffrage universel.

Pour les élections municipales à venir dans un an, il faudra qu’il y ait des alliances différentes selon les municipalités. Un maire, selon François Bayrou, dépasse son bord. C’est même la vocation d’un homme ou d’une femme politiques que contourner les frontières de son propre camp pour rassembler. François Bayrou demandera à chacun de ses candidats de regarder quel est le meilleur possible pour occuper la fonction. Il y aura évidemment des majorités différentes, c’est ainsi que cela se pratique dans tous pays démocratiques. En Allemagne, les Verts gouvernent dans certains Länder avec la droite et dans d’autres avec la gauche.

Dans toutes les petites communes, là où les gens sont au contact des réalités, cela fonctionne ainsi, assène François Bayrou. A Marseille, deuxième ville française, Jean-Claude Gaudin fut l’adjoint de Gaston Deferre. Ce sont là des réalités locales, tient pourtant à rappeler François Bayrou qui ne veut pas reproduire au plan local des combats nationaux.

Pour en revenir à ces combats nationaux justement, Nicolas Sarkozy, remarque-t-il, n’a jamais eu de mots assez durs pour conspuer la méthode qu’il proposait aux français d’union nationale. Une fois arrivé au pouvoir, que ne fait-il pas... Dans son cas, c’est beaucoup plus difficile à réaliser, constate François Bayrou qui ajoute que ce n’était pas ce qu’avait promis Nicolas Sarkozy aux Français. Lui l’aurait fait de manière différente. Il avait annoncé avant l’élection qu’il travaillerait ainsi, pour ne pas avoir à trahir sa parole. Mais concède François Bayrou, si Nicolas Sarkozy agit ainsi pour le bien du pays, il ne peut que saluer son geste et lui souhaiter que cela réussisse.

François Bayrou ne se sent pas en situation d’opposition face à Nicolas Sarkozy. Il veut être constructif. Tout en gardant sa liberté d’appréciation des actes de chacun dans la prochaine mandature. Il ne pense pas à 2012. Il souhaite pour la France qu’il a diagnostiquée comme malade, qu’il réussisse, parce qu’il aime son pays. Il sera de ceux qui l’applaudiront si cela va dans le sens d’un apaisement des tensions persistantes dans la société française.

Il conclut sur la dignité qu’il convient de conserver devant le verdict du suffrage universel. « Aurais-je été digne des sept millions de français qui ont voté pour moi si j’avais été immédiatement vers les vainqueurs déposer les armes. Je souhaite être une alternative à Nicolas Sarkozy. Le parti socialiste ne répond plus aux attentes des français. C’est la raison pour laquelle je me pose aujourd’hui comme le seul portant un choix crédible et indépendant. » France 5

lundi 21 mai 2007

Le Mouvement démocrate de François Bayrou sera, de 2007 à 2012, le PSU de Michel Rocard

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21 05 2007

Le Mouvement Démocrate comptabiliserait 70.000 pré-adhésions. Un grand rassemblement aura lieu le jeudi 24 mai au Zénith de Paris où les candidats aux législatives seront présentés aux adhérents. Les sondages créditent le parti de François Bayrou de 0 à 4 députés. Et si ce parti était contraint d’être uniquement un laboratoire d’idées jusqu’en 2012, une espèce de bouillon de culture politique?

Je vais vous conter une histoire (toutes ressemblances avec la réalité n’est pas le fruit du hasard) : en avril 1960, le Parti socialiste autonome, composé de dissidents de la SFIO, l’Union de la Gauche autonome, créée par des chrétiens de gauche et un groupe dissident du PCF, créaient le PSU.

Peu de points communs entre ces trois entités sauf leur opposition à la guerre d’Algérie et au « ralliement » de la SFIO au gaullisme en 1958. Au congrès constitutif 30.000 adhérents sont revendiqués par le PSU, qui a obtenu l’adhésion du référent Pierre Mendès-France. Enclavé entre le PCF et la FGDS, ce parti n’arrivait pas à se positionner clairement sur l’échiquier politique et à trouver des électeurs. En 1967, la prise en main du parti par Michel Rocard va conduire ce dernier à obtenir en juin 1969 un score de 3,61% ; en 1972 le PSU n’adhère pas à l’union de la gauche, Michel Rocard devient un éléphant de la gauche.

Ce parti n’a jamais réussi à s’imposer chez les électeurs mais il a été un véritable club de réflexion : des intellectuels d’envergure y collaboraient, Pierre Vidal-Naquet, Emmanuel Le Roy-Ladurie. En 1989, le PSU est dissous.

En mai 2007, des militants de l’UDF sous la présidence de François Bayrou décident de créer le Mouvement démocrate pour y accueillir des militants du centre gauche, du centre droit, des Verts et en général tous les citoyens qui veulent briser la lutte stérile entre la droite et la gauche.

70.000 pré-adhérents seraient inscrits sur le site de François Bayrou, ce qui est un chiffre important mais les sondages donnent de 0 à 4, voire au maximum 8 députés. Si cette hypothèse se vérifiait lors des élections de juin, cela entraînerait pour le MoDem de ne pas avoir de groupe parlementaire. Sur le plan pratique c’est n’avoir aucun poids sur le plan juridique, matériel, à l’Assemblée nationale : c’est la mort lente, voire l’avortement. Ce parti, sans élus, ne peut prétendre influer sur la vie politique, seules ses idées, ses suggestions peuvent permettre aux adhérents de cristalliser leurs énergies autour de François Bayrou.

Ce dernier a eu une couverture médiatique importante lors des présidentielles, il a même volé la vedette aux deux finalistes entre les deux tours. Une fois les élections législatives passées, les premières mesures gouvernementales étant prises, il sera complètement écarté des médias.

Le Mouvement démocrate pour vivre jusqu’en 2012 devra être un laboratoire d’idées, une force de réflexion, de rénovation. Le MoDem devra jouer un rôle de pédagogue pour démontrer aux Français qu’une troisième force peut exister et gouverner. (François Bayrou est conscient de cette situation et a déclaré, à l’émission France Europe Express, que la politique ne se faisait pas qu’à l’Assemblée nationale.

C’est ce laboratoire de réflexion (avec notamment des hauts fonctionnaires proches du PS) qui rappelle les débuts du PSU de Michel Rocard. Le MoDem aura certainement un recrutement moins « intello » que le PSU qui avait un effectif plus proche d’un club de réflexion que d’un parti politique.

Le PSU a fondu dans le PS, le MoDem en 2012 ira-t-il vers les deux partis bipolaires PS-UMP ou au contraire absorbera-t-il des membres de ces deux entités ?

On peut en douter, en effet, Nicolas Sarkozy a créé une ouverture importante vers les UDF et même la gauche. Le PS, une fois les élections législatives passées, va grandement se restructurer. DSK a lancé un véritable cri d’alarme, Hollande est très contesté en ses fonctions de premier secrétaire national, après tant d’échecs électoraux, la gauche de la gauche sera laminée après les élections législatives avec la complicité du PS : les partis vont se restructurer. Le centre, qui est en reconstruction, va être très sollicité tant par le PS que l’UMP.

François Bayrou risque d’avoir un parti type PSU et avoir un rôle identique à celui de Michel Rocard : une référence, une autorité morale, un capital sympathie très fort. Pourra-t-il rebondir en 2012 et renouveler cet engouement : ? François Bayrou aurait dit, en 2002, qu’il aurait un score à un chiffre (6%), en 2007 à deux chiffres (18,6%) et en 2012, l’élection. A suivre !


dimanche 20 mai 2007

Djamel Bouras a été investi candidat du Mouvement Démocrate

Eva longoria, la fille la plus sexy au monde !

20 05 2007

Djamel Bouras, l'ancien judoka, a été investi candidat du Mouvement Démocrate de François Bayrou dans une circonscription de Seine-Saint-Denis pour les législatives. Outre son soutien pour le candidat centriste au premier tour de la présidentielle, ce n'est pas la première fois qu'il s'investit dans le champ public.

Le Mouvement démocrate de François Bayrou présentera 535 candidats aux élections législatives, 200 femmes et 335 hommes, a-t-on appris auprès du parti centriste.

"C'est le nombre le plus élevé de candidats depuis la création de l'UDF en 1978", a indiqué à l'AFP Eric Azière, chargé des élections et des fédérations.

En 2002, l'UDF avait présenté 217 candidats.

BVA: nette majorité UMP, 4 députés au mieux pour le Mouvement démocrate

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20 05 2007

L'UMP disposerait d'une nette majorité absolue à l'Assemblée nationale avec un nombre de députés allant de 317 à 381, à l'issue des législatives, le PS aurait 151 à 200 députés et le Mouvement démocrate, malgré un bon score de premier tour, ne compterait que 0 à 4 sièges, selon une projection BVA rendue publique vendredi.

D'après cette étude réalisée pour Orange et la presse quotidienne régionale, le PCF conserverait entre 14 et 21 sièges, contre 21 aujourd'hui, les députés écologistes seraient 1 ou 2 (3 aujourd'hui) et les divers droite entre 4 et 11 (projection faite sur la France métropolitaine, soit 555 députés). Le Front national n'aurait pas d'élu.

Selon BVA, le Mouvement démocrate de François Bayrou pâtira du fait que l'UMP maintiendra ses candidats contre les siens au second tour. La projection précédente de BVA (7 mai) était la suivante: 288 à 344 députés UMP, 158 à 200 PS, 8 à 13 bayrouistes, 14 à 18 PCF, 4 à 7 divers droite, 0 à 6 écologistes, 0 député FN.

Le nombre de députés UMP est aujourd'hui de 350 (+ 9 apparentés), le nombre de députés PS de 141 (+ 8 apparentés) et la formation de François Bayrou dont la quasi-totalité des députés a rallié Nicolas Sarkozy est forte de 26 membres (+ 3 apparentés).

Au premier tour le 10 juin, l'UMP recueillerait 36% (+1) et le PS (avec PRG et MRC) 30% (=).

Profitant selon BVA de la forte exposition médiatique liée à l'annonce de son lancement par François Bayrou, le Mouvement démocrate gagnerait trois points, à 12%. Les deux tiers des sympathisants de l'UDF choisiraient un candidat issu de ce nouveau parti, qui jouera un rôle important dans la vie politique selon 65% des Français.

Le Front national est stable à 8%.

Les Verts reculent de 2 points, à 4%, comme l'extrême-gauche, qui recule à 3%.

Le PCF est crédité de 3% (=) et les autres candidats de droite de 4% (=).

8% (+1) des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.

BVA précise que la matrice de transfert des voix du premier tour vers le second tour tient compte à la fois des configurations de 2002 tout en intégrant les rapports de force UMP/UDF du 22 avril 2007 dans les circonscriptions où l'UDF n'était pas présente en 2002 ainsi que les cas particuliers où un député UDF a rejoint l'UMP.

Sondage réalisé par téléphone les 14 et 15 mai auprès d'un échantillon de 840 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.


Comment François Bayrou peut interpréter les 60 000 pré-adhésions au Mouvement Démocrate mais ses 10% dans les sondages ?

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20 05 2007

François Bayrou voit une "vague orange" avec 7 millions de voix aux Présidentielles, le débat avec Ségolène Royal, les appels ou les mains tendus de l'entre deux tours et les 100 000 demandes d'adhésion qui seront atteintes pour le meeting du Zenith mais les sondages renvoient davantage l'image d'un "soufflet électoral" avec 8,5 points perdus en 1 mois.

Une dynamique qui ne se traduit pas dans la réalité ? Le Mouvement Démocrate possède l'élan médiatique mais sans le "socle électoral", 100 000 adhérents en 15 jours mais "la moitié" de ses électeurs perdus en 1 mois.

Même si les candidats UDF (ou du Mouvement Démocrate) sont déjà en campagne, la campagne législative sera véritablement lancée par François Bayrou le 24 mai à partir du Zenith, c'est à dire à 15 jours du scrutin.

Après la difficulté pour François Bayrou d'atteindre le nombre de sièges nécessaires pour constituer un groupe parlementaire en 2002 et d'avoir ainsi une "force d'opposition", la fuite des députés UDF en faveur de l'UMP risque de cantonner le Mouvement Démocrate au statut de "parti muet" à l'Assemblée.

S'agit-il d'un naufrage annoncé ou existe-t-il une stratégie au-delà de la position "au milieu" voulue par François Bayrou ?

samedi 19 mai 2007

L'UDF Mouvement démocrate aura 535 candidats aux législatives

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19 05 2007

L'UDF Mouvement démocrate de François Bayrou présentera 535 candidats aux élections législatives, 200 femmes et 335 hommes, a-t-on appris vendredi auprès du parti centriste.

"C'est le nombre le plus élevé de candidats depuis la création de l'UDF en 1978", a indiqué à l'AFP Eric Azière, chargé des élections et des fédérations.

En 2002, l'UDF avait présenté 217 candidats.

Le président de l'UDF, François Bayrou, a lancé jeudi dernier son nouveau parti centriste, surnommé MoDem, lors d'un conseil national à Paris, dans l'espoir de prolonger aux législatives son élan du premier tour de la présidentielle (18,57% des voix).

La création du Mouvement démocrate, dont l'UDF est "une force constitutive", sera formalisée lors d'un congrès "à l'automne". Ses candidats aux législatives se sont inscrits dans les préfectures sous l'étiquette "UDF-Mouvement Démocrate".

Dans la liste des candidats, rendue publique vendredi soir, figurent une quarantaine de personnes venues des Verts et de Cap 21, le parti écologiste de Corinne Lepage (qui n'est pas elle-même candidate), a souligné M. Azières.

Parmi les 535 candidats, six ont reçu le "soutien" du MoDem, tous les autres étant "investis".

Seuls cinq députés UDF sortants (sur 29) ont été investis - François Bayrou et Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), Anne-Marie Comparini (Rhône), Gilles Artigues (Loire), Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis) - auxquels il faut ajouter deux députés "soutenus" (Philippe Folliot, Tarn, et Rodolphe Thomas, Calvados).

Six députés européens UDF (sur 11) sont également investis: Marielle de Sarnez et Claire Gibault à Paris, Bernard Lehideux dans les Hauts-de-Seine, Jean-Marie Cavada dans le Val-de-Marne, Anne Laperrouze dans le Tarn, Thierry Cornillet dans la Drôme. Le général et eurodéputé Philippe Morillon est suppléant dans le Maine-et-Loire.

L'UDF Mouvement démocrate n'a pas de candidats dans plusieurs circonscriptions d'Outre-Mer.

Elle ne présente pas non plus de candidats contre la plupart des députés UDF sortants qui se sont ralliés à Nicolas Sarkozy après avoir soutenu François Bayrou au premier tour, à cinq exceptions près: Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, François Rochebloine et Olivier Jardé.

Aucun candidat n'a été investi contre Hervé Morin, le chef de file des députés UDF nommé ministre de la Défense, mais "un militant a déposé sa candidature contre lui", a précisé M. Azière.

Des candidats ont été investis face à Christian Blanc et André Santini, qui s'étaient ralliés à Nicolas Sarkozy avant le premier tour.

Parmi les personnalités qui porteront les couleurs du MoDem figurent le descendant de la famille impériale Charles Napoléon (investi en Seine-et-Marne) et l'ancien judoka Djamel Bouras (Seine-saint-Denis).


Un candidat UDF Mouvement démocrate face à Hervé Morin dans l'Eure

Tous les MINI PC sur barebone.fr

19 05 2007

Un candidat de l'UDF Mouvement démocrate de François Bayrou se présente face au nouveau ministre de la Défense Hervé Morin dans la 3ème circonscription de l'Eure, a-t-on appris vendredi soir auprès de la déléguée de cette formation dans ce département. Philippe Raviart a été enregistré vendredi sous cette étiquette en treizième position sur quinze dans la circonscription dont Hervé Morin, qui est président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, est le député depuis 1998. "Ce n'est pas une initiative locale mais parisienne", a affirmé Danielle Jeanne, déléguée de l'UDF Mouvement démocrate dans l'Eure. Danielle Jeanne assure qu'elle a demandé au siège de l'UDF Mouvement démocrate de "retirer" cette candidature. "Je ne sais pas si cette candidature qui peut ne pas être activée ira jusqu'au bout", a-t-elle ajouté. De son côté, Eric Ravière, chargé des élections et des fédérations à l'UDF Mouvement démocrate, a affirmé vendredi soir qu'aucun candidat n'avait été investi contre Hervé Morin mais qu'un militant avait déposé sa candidature contre lui. Selon Eric Ravière, l'UDF Mouvement démocrate ne présente pas de candidats contre les députés UDF sortants qui se sont ralliés à Nicolas Sarkozy après avoir soutenu François Bayrou, à cinq exceptions près: Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, François Rochebloine et Olivier Jardé. Des candidats ont été en revanche investis face à Christian Blanc et André Santini, qui s'étaient ralliés à Nicolas Sarkozy avant le premier tour. Hervé Morin longtemps proche de François Bayrou avait appelé à voter "sans hésitation" en faveur de Nicolas Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle.

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mardi 15 mai 2007

Bayrou expose la ligne du Modem

Tous les MINI PC sur barebone.fr

15 05 2007
Par Grégory BLACHIER
leJDD.fr
>> Une semaine après l'annonce de sa création, le Mouvement démocrate de François Bayrou tente de s'installer. Dimanche, le troisième homme de l'élection présidentielle a réaffirmé, comme il l'avait fait toute la campagne, qu'il était un homme libre et qu'il n'était pas tenu par un choix droite ou gauche. Il n'a pas fermé la porte à une discussion avec Nicolas Sarkozy.

"Simplement, je suis libre". L'électron François Bayrou, qui a créé il y a une semaine le Modem (Mouvement démocrate), n'a pas changé de ligne de conduite. Troisième homme de la présidentielle avec plus de 18% des suffrages, le chantre du "ni droite ni gauche" savoure le petit succès de sa ligne. Invité dimanche du Grand Rendez-vous d'Europe 1, il n'a pas hésité à lancer un chiffre sur lequel il compte construire son succès aux législatives : 52000 partisans inscrits en une semaine pour sa formation qui, promet-il, ne sera pas représentée par "des machines à voter". Car l'idée de François Bayrou est d'ancrer définitivement son nouveau parti au milieu de la mêlée. Il n'a eu de cesse de le marteler : Ni dans l'opposition, ni dans la majorité. Ni droite, ni gauche, donc. Une attitude "constante".

"Ceux de la majorité votent toujours oui, ceux de l'opposition votent toujours non. Il me semble que ça n'est pas défendre ses électeurs de voter toujours oui ou non", a lancé celui qui se pose désormais en maître de la liberté de pensée. La fronde du futur candidat, et les divisions au sein de l'UDF, avaient d'ailleurs été déclenchées par des votes du centriste et de certains de ses soutiens contre le gouvernement Villepin : Non au CPE, non au vote de confiance au gouvernement en juin 2005, vote de la motion de censure en mai 2006 avec les socialistes. La révolution tranquille s'est construite ainsi, et François Bayrou entend renforcer l'idée d'un parti enfin à l'écoute des électeurs : "Défendre les électeurs, c'est leur donner la garantie qu'ils vont avoir des élus qui vont faire le boulot, c'est-à-dire quand un texte est bien, l'approuver, quand un texte est mauvais, le désapprouver sans qu'il y ait d'a priori systématique". Dès lors, la question se pose de savoir quels sont les mesures que Bayrou et ses collègues - dont le nombre reste bien difficile à déterminer compte tenu de la concurrence qui s'annonce avec la vingtaine de députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy - approuveront. Les positions sur la justice ou l'immigration d'un candidat que François Bayrou avait estimé "dangereux pour la démocratie" par certains aspects vont-elles le convaincre ?

"J'irais discuter" avec Sarkozy

Le centriste, tout en assurant qu'il souhaite "signaler ce qui est inquiétant" et rappelant qu'il a "exprimé ses réserves" quant au nouveau président de la République, veut espérer que le pays "ira mieux". Et s'il fait mine de ne pas choisir entre sarkozystes et socialistes, il annonce qu'il adoptera une position "constructive". Après avoir débattu avec Ségolène Royal dans l'entre deux tours, et dit qu'il ferait de même si Nicolas Sarkozy le lui demandait, il répète qu'il "irait discuter avec lui" s'il le sollicitait aujourd'hui. Il juge la situation "différente" d'avant le premier tour. "Il est président de la République, il est celui qui est en charge de ce que la nation a de plus important et de plus précieux", explique-t-il, ajoutant qu'il n'est "pas en embuscade". Ses soutiens, qui se présenteront sous l'étiquette UDF-Modem, seront peut-être rassurés par ce signe d'ouverture qui pourrait être interprété comme un assouplissement avant les législatives des 10 et 17 juin, et leur éviter un affrontement avec les UDF de la majorité présidentielle. François Bayrou réfute "toute stratégie". "Les deux candidats arrivés en tête ont vocation à rester pour le deuxième tour. C'est cette idée qui permettra de faire émerger une force politique nouvelle", prévient-il, optimiste quant à la capacité de ses candidats à se glisser entre ceux du Parti socialiste et de l'UMP. Un optimisme qu'il est obligé d'adopter, car c'est le prix de sa liberté.